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La route longeant la côte nord de Trinidad se termine à Blanchisseuse, un petit village de 800 habitants disséminés sur 2 km de route. Ce qui nous a convaincu d’aller dans ce trou perdu? Les multiples randonnées suggérées dans tous les guides de voyage, et tout particulièrement celle vers Paria Beach et Paria Waterfall. Je dois aussi dire que j’ai recueilli pas mal de conseils sur le blogue de Mickaël Berteloot dont la photo de Paria Beach a fini de me convaincre de faire le détour vers Blanchisseuse.

Comment un endroit peut-il être inclus à la fois dans les catégories Coup de cœur et Grosses déceptions? Sans vouloir entrer trop dans les détails, voici quelques conseils pour apprécier au maximum ce beau coin de pays:

1. Se munir du bon guide

Certains guides (papier) recommandent de se munir d’un guide (humain) pour des questions de sécurité. Il est quand même possible de faire la randonnée vers Paria Bay sans, à condition d’apporter avec vous le guide Petit futé. Les itinéraires des randonnées y sont très bien décrits, à comparé au guide Lonely Planet qui reste vague. Pour les autres randonnées dans le secteur, il est impensable de partir sans guide car le chemin est moins évident. Dites-vous qu’il n’y aura jamais de panneau sur le chemin pour vous aider ! Je vous réfère au Petit futé pour plus de détails sur les randonnées et excursions à faire dans le coin de Blanchisseuse.

2. Réserver son guide d’avance

Pour en avoir fait l’expérience, il n’est vraiment pas évident de trouver un guide ou une excursion à la dernière minute à Trinidad, surtout dans un coin reculé comme Blanchisseuse. Donc si vous souhaitez profiter pleinement de votre séjour –et ça ne vaut pas que pour Blanchisseuse, je vous conseille de commencer les démarches au plus tôt, de préférence par téléphone (de l’étranger, pensez à Google Talk ou Skype!). La réservation de vos activités devrait se faire en parallèle à votre réservation d’hébergement.

3. Le niveau de difficulté

Il y a des bouts un peu plus difficiles, mais en général, je classerais cette randonnée dans la catégorie Intermédiaire. Bref, pas besoin d’être en super forme, en forme ordinaire la randonnée vous prendra juste un peu plus de temps (environ 3h aller). Il n’y a pas trop d’obstacles au sol, le chemin est assez large et praticable entre le pont et Paria Beach. Apportez beaucoup d’eau (4 L pour deux personnes, par exemple) puisque vous « suerez » un bon coup.

4. Le trajet vers Paria Beach

Nous avons demandé le chemin à notre hôte et sommes partis vers 9h. Le début de la randonnée se situe complètement au bout de la route (vers l’est). On traverse le pont et on y est. On suit le chemin jusqu’à la première plage où il y a une maison abandonnée. Jusque là, pas vraiment de risque de se tromper, il est évident que de nombreux humains (et même quelques véhicules) sont passés avant nous. Rendus à la première plage en question, il faut rester dans la forêt et suivre le sentier vers l’est (le sentier ne passe pas sur la plage). Après le temps qu’il faut, on arrive à la fameuse Paria Beach, complètement vierge. On serait au paradis si la vague était un peu plus tranquille! Même si les photos ne rendent pas justice, les paysages sont superbes.

La randonnée commence ici !

La randonnée commence ici ! (aucun panneau indicateur bien sûr)

Au début, pas trop compliqué, le chemin!

Au début, pas trop compliqué, le chemin!

La vague est violente le long de la côte

La première plage, moins hospitalière

Paria4

Paria Bay

Paria7

Rocher Percé version T&T

Paria85. Le reste du trajet vers Paria Falls

C’est là que tout s’est corsé pour nous. Les seules indications du Lonely Planet pour atteindre les chutes sont de retourner dans les terres et de marcher 20 minutes. Nous avons dû chercher la suite du sentier vers les chutes pendant au moins 45 minutes avant d’abandonner. Nous ne pouvions le savoir sur le coup, mais parce que les marées habituelles de novembre 2013 n’ont pas eu lieu et se sont plutôt décalées fin janvier 2014, il ne restait presque plus de plage lors de notre passage. Nous avons arrêté nos recherches à la pointe A (coordonnées 10.793187,-61.256034) puisque l’eau remontait jusqu’à la forêt (elle-même impraticable) alors qu’il aurait fallu pousser jusqu’au point B (coordonnées 10.793355,-61.253908). Avoir pu nous repasser le trajet de M. Berteloot le matin même (si nous avions disposé d’internet à l’hôtel), nous aurions compris qu’il fallait juste contourner la fameuse pointe en marchant dans l’eau pour trouver la suite de la plage et le chemin vers les chutes. C’est juste que tout seuls dans la jungle et avec la violence des vagues, nous préférions ne pas prendre de risques et revenir sur le chemin que nous connaissions. Donc nous sommes revenus un peu frustrés de n’avoir pu compléter la randonnée, et notre hôte ne nous croyait pas de ne pas avoir réussi à trouver les chutes ! C’est là qu’il nous a parlé du retard des marées.

6. La faune

Un autre aspect que j’ai adoré de cette randonnée, c’est d’avoir pu apercevoir tout plein d’animaux, comme un crabe manicou, des chauve-souris, un mini-serpent, des papillons empereurs aux belles ailes bleues et des papillons aux ailes noires et rouges, etc. Nous avons entendu bien des oiseaux sans toutefois en apercevoir. Donc, dans l’ensemble, belle expérience d’immersion dans la nature. Ah, et si comme moi, vous avez horreur de certains insectes munis de huit pattes, je vous dirais que je n’ai pas été trop traumatisée ! Les quelques spécimens aperçus étaient de taille normale pour les pays nordiques et se promenaient au sol. ;-)

Bonne randonnée!

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