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Après plusieurs années à en rêver, je reviens tout récemment d’un voyage qui m’a menée de l’Italie au Monténégro, en passant par la très populaire Croatie, la rarement explorée Slovénie et un arrêt éclair en Bosnie.

Dans l’ensemble, ce fut un très beau voyage, où la météo a été de notre côté presque tous les jours. Une des agréables qualités que j’ai découverte chez les gens des Balkans est la propreté de leurs demeures et de leurs terrains et ce, peu importe le prix payé pour une chambre.

Trêve de bavardages, la vraie raison pour laquelle je vous écris aujourd’hui est pour vous faire part de quelques bons coups d’ordre général. Si vous avez des questions précises concernant ces destinations, n’hésitez surtout pas à m’écrire!

Venise en un coup d’œil : les gondoles et le Ponte dei sospiri

Venise en un coup d’œil : les gondoles et le Ponte dei sospiri

1. Louer une voiture au bon endroit

Si avez l’âge de louer une voiture, je vous le conseille, car vous serez en mesure de mieux improviser et vous adapter s’il survient un imprévu, par exemple un traversier qui ne commence pas avant une certaine date (oups!) ou une série d’averses qui tombe le jour prévu de votre visite au parc national des lacs de Plitvice. D’autre part, bien que le réseau de transports en commun soit bien organisé en Croatie, posséder une voiture est synonyme de liberté puisque vous pouvez arriver et partir quand vous le voulez, et faire autant d’arrêts que vous le souhaitez en chemin entre deux destinations principales. Plus besoin de se limiter à un seul village pittoresque d’Istrie! Vous pourrez aussi vous éviter de longues marches qui n’en finissent plus pour, par exemple, atteindre une plage qui se situe de l’autre côté complètement de la ville parce que c’est la plage qu’il faut voir. J’aime bien marcher, mais il y a une limite! Il arrive aussi que l’on soit blasé de visiter ville sur ville, dans un même pays. Alors hop!, on prend la voiture et on se perd en nature.

Autre point important : choisir le pays où louer le véhicule. Ma recommandation: la Croatie. Ainsi, vous pourrez explorer plusieurs contrées voisines –Slovénie, Hongrie, Bosnie, Monténégro, Serbie– tout en restant à l’intérieur du rayon généralement autorisé par les compagnies de location, c’est-à-dire de s’en tenir aux pays limitrophes du pays de location. Vérifier seulement avec votre locateur si c’est bien le cas (négociez cette option pour l’avoir gratuitement) et si la carte verte est bien dans le coffre à gants.

Si vous voulez plus de détails sur la compagnie avec laquelle j’ai fait affaire, je vous redirige vers mon résumé sur le forum du Routard.

Paysages des bouches de Kotor, au Monténégro

Paysages des bouches de Kotor, au Monténégro

2. Préparer quelques variations autour d’un itinéraire

Encore une fois, c’est pour éviter de perdre du temps –si vous avez un calendrier chargé– et pour vous offrir des plans B en cas d’imprévu. Par exemple, lors d’un voyage précédent, il y avait tempête au sommet de Jungfraujoch et nous avons perdu notre journée car tout le reste était tellement planifié au quart de tour qu’il n’était pas possible de s’adapter, alors qu’avec plus de souplesse, nous aurions pu échanger cette journée avec la suivante ou la précédente où il faisait beau.

Coucher de soleil sur Orebić

Coucher de soleil sur Orebić, en Croatie, au départ du traversier pour l’île de Korčula

3. Voyager hors de la haute saison, mais pas trop loin non plus

Notre séjour s’est déroulé de la mi-mai à la mi-juin, ce qui fut à mon avis un choix parfait. La haute saison s’étend de la mi-juillet à la fin août d’après les guides de voyage. Ainsi, nous avons pu profiter d’une chaleur agréable, mais sans les millions de touristes à Dubrovnik (il y en avait quand même déjà pas mal). Cela nous a permis de dénicher facilement de l’hébergement à prix décent, comme des appartements fraîchement rénovés avec vue sur mer pour la modique somme de 45 € la nuit. Nous avons même pu marchander un peu à l’occasion. Toutefois, il faut demeurer vigilants en moyenne saison, car beaucoup d’infrastructures touristiques n’offrent l’horaire d’été (c’est-à-dire fréquent) qu’à partir du début juin. Par exemple, le traversier du matin pour l’île de Mljet entrait en fonction seulement le 29 mai. Disons seulement qu’il a fallu changer de plans en deux temps trois mouvements et trouver une destination où écouler les quelques jours de mai restants en attendant ce fameux traversier.

En gardant ces trois conseils en tête, vous serez prêts à parer à bien des éventualités!

Venise, Slovénie…quel rapport avec la Croatie?

Notre destination principale était la Croatie avec, si nous en avions le temps, une petite incursion au Monténégro pour voir la baie de Kotor, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce ne sera peut-être pas le cas pour vous, mais les billets d’avion de notre aéroport préféré vers Venise suivi d’un trajet en bus jusqu’en Croatie revenaient moins cher que des billets directement pour Zagreb ou Split. En prime, nous avons pu passer quelques jours dans la Sérénissime et admirer les paysages de la Slovénie en chemin. Plus tard et avec une journée de libre en vue, nous avons refait un petit détour improvisé en Slovénie pour aller admirer cette merveille géologique qu’est la grotte de Postojna (j’ai tellement hâte de vous en parler!). Disons que certaines parties du voyage furent moins conventionnelles que d’autres!

Petit détour en Slovénie

Petit détour improvisé en Slovénie

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