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M’étant gardé seulement une journée et demie à l’aller pour visiter et une demi-journée au retour pour magasiner des souvenirs gourmands pour la famille, je n’ai pas eu le temps de voir toutes les merveilles d’art et d’architecture que la cité des Doges avait à offrir ni de m’attabler dans un restaurant authentique.

Ce qui m’a franchement déplu

  • Me faire harceler par des vendeurs de selfie sticks, de reproductions de sacs à main et de masques de carnaval made in China, surtout dans le secteur de la piazza San Marco. Je vais couper court à mon argumentaire car ce n’est pas le but de l’article, mais disons seulement que l’omniprésence de ce genre de commerce de bas niveau dans la majeure partie des lieux touristiques de ce monde, de nos jours, gâche carrément l’ambiance pour le touriste qui recherche l’authenticité.
  • Autant la présence de canaux rend Venise unique, autant cela rend les déplacements compliqués! Même si tu veux te rendre à l’endroit qui est juste de l’autre côté du canal, il se peut que tu aies à faire un long détour pour emprunter un pont ou encore, que tu n’aies pas le choix d’emprunter le vaporetto, dont les tarifs frôlent le vol (7 € l’aller; envisagez sérieusement la carte 24h à 20 € et abusez-en!). Ainsi, j’aurais aimé voir les magnifiques églises Santa Maria della Salute et San Giorgio Maggiore, visibles de la piazza San Marco mais situées de l’autre côté du Grand Canal, mais je m’en suis privée car trop compliqué et manque de temps.

Ce que j’ai aimé

  • Malgré la densité de touristes dans les lieux touristiques, il est facile de se retrouver seul sur une petite place pour s’imprégner de la quiétude de la ville et pourquoi pas, faire une petite sieste sur un banc pour se remettre du décalage horaire. Parfois, il n’y a qu’à s’engouffrer dans une rue perpendiculaire à une artère principale et le silence se fait en moins de deux. D’autres fois, il faut poursuivre dans cette direction un peu plus longtemps, mais le calme n’est jamais bien loin. C’est comme ça que vous découvrirez, au hasard, la Venise des Vénitiens.

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  • La piazza San Marco vidée de ses touristes, le temps d’une ondée. C’est là que j’ai vraiment pu apprécier la grandeur de la place.

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  • Les jardins « secrets ». Je voyais Venise comme un bloc aride de bâtiments sans verdure, mais j’ai eu le plaisir d’apercevoir de jolies petites cours vertes – privées bien sûr! – en me baladant.
  • Les détails architecturaux. Une image vaut mille mots…
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Que de belles choses à Venise!

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Vue d’ensemble

Venise me laisse « ni chaude ni froide ». À mon avis, pour l’apprécier plus, il m’aurait fallu :

  • délier les cordes de ma bourse un peu plus pour acheter une passe de vaporetto 24 h et manger à une bonne table;
  • une carte plus précise pour trouver les restaurants que j’avais notés avant de partir, car juste avec le nom de la rue et la difficulté de circuler (canaux), ça n’a pas porté fruit;
  • rester deux jours de plus pour explorer les quartiers plus reculés et visiter des musées ou des églises.

Manger sur le pouce pour pas trop cher

Deux adresses qui vous seront peut-être utiles :

  1. La Coop Adriatica de Piazzale Roma : parce que cette épicerie se situe à deux pas du terminal de bus, elle est parfaite pour le touriste fraîchement débarqué de l’avion qui a besoin de reprendre des forces ;-)
  2. Angolo del Gusto : pointes de pizza, sandwichs, focaccia et kebab à des prix variant entre 1,5 et 3 €. Pas beaucoup de légumes, mais ça dépanne. Ouvert de 10 h à 22h du lundi au samedi. À quelques minutes du terminal de bus de Piazzale Roma.

Nous avons aussi essayé une « boîte à pâtes » vraiment populaire auprès des jeunes (Dal Moro’s), mais les portions étaient petites et les pâtes étaient un peu trop dures (pas al dente).

Un mot sur Burano

D’après mes lectures préparatoires, les voyageurs sont souvent amenés à choisir entre les îles voisines de Murano et Burano (et parfois Torcello), faute de temps pour tout faire ou par souci d’économie. Le guide Let’s go mentionnait que Burano avait conservé son authenticité de village de pêcheur et que ses petites maisons colorées offraient un spectacle digne de carte postale, c’est pourquoi j’ai arrêté mon choix sur cette île.

Il est vrai que j’ai apprécié l’explosion de couleurs et la tranquillité du lieu, dont les commerces pour touristes n’occupent qu’une artère, mais justement, en dehors de cette concentration de boutiques de dentelle et de bijoux en verre de Murano, il m’a semblé que je traversais une ville fantôme : végétation laissée à elle-même, commerces fermés, portes et fenêtres closes partout, objets du quotidien (chaises hautes, glacières, bouteilles) laissés à traîner dans la rue. Sur le coup ça m’a laissé une drôle d’impression, mais à bien y repenser, c’était la semaine, donc les travailleurs devaient simplement être partis « en ville » pour le boulot. Burano serait-elle une ville-dortoir? En tout cas, hormis au débarcadère du vaporetto, nous ne nous sommes pas fait solliciter et nous avons pu prendre toutes les photos qu’il nous plaisait à notre rythme. Une heure nous a suffi à marcher l’île de long en large.

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Orgie de couleurs à Burano

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