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Étant en pleine planification d’un second voyage tropical, j’ai eu envie de revenir sur les activités que j’avais prévu à mon itinéraire à Trinité-et-Tobago, mais que j’ai décidé de laisser tomber quand il est devenu clair qu’aucune compagnie n’accepterait de me louer une voiture malgré mon vénérable âge et ma relativement longue expérience de conduite dans mon pays d’origine.

Je ne pourrai présenter d’opinion à savoir si ces activités valaient le coup (ou le coût), alors si certains d’entre vous ont eu la chance de les essayer, je suis curieuse de savoir ce que vous en avez pensé.

Caroni Bird Sanctuary  

Voir des ibis rouges s’envoler en nuées aurait probablement constitué un beau spectacle. L’excursion en bateau dans la mangrove, d’une durée de 2h30, coûtait seulement 60$TT à l’époque (moins de 10$US), ce qui ne me paraissait pas du tout exorbitant. Il est vrai que nous aurions simplement pu nous rendre en taxi à partir de Port-of-Spain (environ 200$TT l’aller-retour) et espérer avoir une place sur le bateau de 16h au pied levé. Mais avouez que si nous avions eu une voiture, ç’aurait été encore plus simple!

Pitch Lake

Puisqu’il n’existe que trois lacs de bitume au monde, j’aurais été curieuse de voir ce phénomène géologique en action. C’est le genre de « détours » que nous aurions fait « tant qu’à y être », mais nous ne jugions pas cette attraction suffisamment fascinante pour prendre la peine de ficeler une expédition en transports en commun pour s’y rendre, le lac de bitume étant situé à 2h30 de Port-of-Spain et en marge des artères principales de l’île de Trinité.

Chaguaramas

Je ne m’étendrai pas sur le sujet, qui a déjà fait l’objet d’un article.

La pointe nord-est de Trinité

Dans cette région, j’aurais aimé marcher jusqu’aux chutes de Rio Seco près de Matura et voir défiler les villages de pêche en route vers Grande Rivière, un lieu de retraite parfait pour l’ornithologie et la randonnée aux dires du Lonely Planet. Au moins, j’avais déjà vu la force brute de l’eau à l’œuvre sur les plages de la côte nord de l’île à Blanchisseuse, donc avoir raté ce coin me peine moins qu’avoir manqué d’autres attraits mentionnés dans cet article.

La première plage, moins hospitalière

En hiver, les plages de la côte nord de Trinité sont peu accueillantes, avec leurs vagues raides

Explorer la côte ouest de Tobago à son rythme

Même si j’avais apprécié voyager en transports en commun à travers l’Europe quelques années plus tôt, c’est en tentant de répéter l’expérience à T&T que j’ai compris que ce genre de voyage convenait difficilement quand la majorité des attraits d’une région se situent hors des principales agglomérations. Même dans mon coin, il y a plusieurs randonnées que je ne pourrais faire sans accès à une voiture. En outre, par expérience, visiter plus d’un endroit par jour et y rester le temps voulu constitue un bon défi quand on voyage en transports en commun « hors de la ville », fréquences et horaires de bus/train obligent –quand ils sont respectés. Par exemple, sur la côte est de Tobago, pour profiter de la plage à la fois à Charlotteville et à Speyside, il nous aurait fallu nous y prendre sur deux jours consécutifs, alors que ces villes ne sont distantes que de 15 minutes en voiture. (Il y a une longue histoire derrière cette phrase un peu surprenante, mais grâce à mes conseils, vous devriez être en mesure de mieux profiter de vos journées!)

Ainsi, quand notre hôte de chez Candles in the Wind nous a proposé de payer un ami chauffeur de taxi pour nous faire découvrir la côte ouest de l’île, nous nous sommes laissé convaincre, même s’il nous en coûtait 75$US par personne pour la journée, soit l’équivalent de notre budget journalier total pour l’hébergement, les repas, les transports et les visites.

Dans un sens, nous avons été contents de pouvoir voir tout ce que nous voulions à notre rythme, mais, non habitués à avoir notre propre chauffeur, nous étions un peu gênés de prendre notre temps pour nous baigner ou visiter sérieusement pendant qu’il nous attendait à côté. De son propre chef, il nous a notamment traînés au fort James, au fort King George, aux Tobago Plantations (un large complexe de villas de luxe), à la chute de Parlatuvier et au Grafton Caledonia Wildlife Sanctuary. Cet endroit est un peu tristounet car il aurait besoin de rénovations mais les moyens manquent, mais il est parfait pour l’observation d’oiseaux tels que le cocorico, l’oiseau national de T&T, et le motmot, un oiseau endémique avec une surprenante queue se terminant par deux plumes bleues distinctes. Si nous nous en étions tenus aux attraits mentionnés dans le Lonely Planet, nous n’aurions vu aucun de ces endroits.

Cocorico

Cocorico

Vue sur Scarborough à partir de Fort King George

Vue sur Scarborough à partir de Fort King George

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Top River Falls à Parlatuvier

À notre demande, il nous a emmenés jusqu’à la Tobago Main Ridge Forest Reserve, en passant par les magnifiques criques d’Englishman’s Bay, de Bloody Bay et de Castara et la Gilpin Trace, où nous avons seulement jeté un coup d’œil rapide à la forêt tropicale, car un guide est requis pour arpenter ce sentier de randonnée.

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Castara

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Main Ridge Forest Reserve

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Bloody Bay

Cette journée a été remplie de moments cocasses, comme attendre le mec au poste de police pendant qu’il apportait un pot de vin (littéralement) à un policier pour petits services rendus, et de moments authentiques, comme déjeuner avec la femme du chauffeur, une ancienne directrice d’école à New York (qui était tellement contente de pouvoir pratiquer son français avec nous!). Ainsi, à défaut d’avoir été autonomes dans notre visite, nous avons pu voir les attraits de Tobago à travers les yeux d’un local.

Si les activités que nous avons faites vous intéressent, cliquez ici pour obtenir l’itinéraire dans Google Maps. Et si vous désirez les coordonnées de notre chauffeur, y’a qu’à demander!

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