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Si vous prévoyez visiter la Côte-Nord du Québec, n’hésitez pas à quitter la route 138 qui longe le fleuve Saint-Laurent pour vous aventurer dans la réserve faunique de Port-Cartier–Sept-Îles. Celle-ci se divise en deux zones principales où l’on retrouve à la fois quelques chalets et une aire de camping dotée de services, soit les secteurs du lac Arthur et du lac Walker. Si vous préférez le rustique à son meilleur, un camp de pêche est aussi disponible au lac Walker.

Pour notre part, nous avons séjourné à la pointe sud du lac Walker, qui se trouve à seulement 28 km de la ville de Port-Cartier. Même si c’est le secteur le plus proche de la ville, il faut environ 45 minutes pour l’atteindre étant donné qu’il s’agit d’une route sinueuse non pavée qui se parcourt à basse vitesse. Cependant, une fois rendu, vous constaterez que le trajet en valait la peine.

Les emplacements de camping les moins chers, sans services directs, coûtent 28,75 $ la nuit. Mais si vous êtes moins jeune ou plus douillet, nous vous recommandons de loger en chalet. Certes, vous ne trouverez pas là un 5 étoiles avec climatisation, télé et déco dernier cri, mais, si vous êtes un urbain à la recherche de dépaysement dans un site paisible et enchanteur, vous aurez tout ce qu’il faut et ce, sans trop de compromis. En effet, pour 133$ la nuit (minimum de 2 nuits), vous aurez accès à un chalet logeant 4 personnes en deux chambres, une douche, une grande salle à manger équipée de cuisinière, réfrigérateur, fournaise et lampe, le tout fonctionnant au propane. À ne pas négliger : une grande véranda entourée de moustiquaires pour profiter des belles soirées.

Chalet confortable sans flafla

À ce prix, les droits d’accès de pêche et la location d’une chaloupe sont inclus. Autrement, l’accès quotidien est de 18,40$ par personne. Par ailleurs, vous pouvez louer un moteur si vous prévoyez explorer le magnifique lac Walker qui fait tout de même 33 km de long. Avec une profondeur de 280 m, c’est le plus profond lac du Québec.

Le lac Walker

Ce qui nous a tout de suite séduits, c’est d’abord le lac avec ses allures de fjord semblable au Saguenay, mais aussi les sentiers pédestres couverts de lichen d’un vert éclatant contrastant avec les troncs d’arbres et les blocs erratiques laissés çà et là dans le paysage lors du retrait du glacier, il y a plusieurs millénaires. Soulignons au passage la chute MacDonald et son écrin de parois rocheuses, qu’un belvédère permet d’admirer.

Longeant la rivière, le sentier menant à la chute MacDonald

Et que dire de la belle renarde qui nous rendait visite régulièrement? Je ne vous garantis pas sa présence lors de votre passage, par contre, soyez assurés que les moustiques, eux, viendront vous voir. Alors, n’oubliez pas d’apporter un chasse-moustique efficace et de faire votre marché à Port-Cartier avant de vous enfoncer dans la réserve faunique. L’eau n’étant pas potable à tous les emplacements, prenez aussi soin de bien lire la fiche de votre lieu d’hébergement pour vous préparer au préalable.

Pour réserver votre hébergement : Site officiel de la réserve faunique

La belle renarde en quête de nourriture

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