Mots-clefs

, , , ,

Alors que la fin de la série approche, j’avais envie de vous parler de ces deux state parks adjacents qui regorgent de paysages tous plus grandioses les uns que les autres. Pourvu que les nuages se dissipent*, les couleurs du Waimea Canyon et de la côte de Na Pali sont éclatantes : bleus de la mer et du ciel, verts de la végétation, bruns et rouges de la terre. Les options de randonnée sont multiples, que l’on souhaite seulement se dégourdir les jambes (Iliau Nature Loop, boucle complétée en 15 minutes) ou que l’on ait des ambitions plus élevées (enchaînement de l’Awa’awapuhi Trail, du Nualolo Cliff Trail et du Nualolo Trail, qui forme une boucle de 14,5 km). La plupart des randonnées se complètent en 2 à 3 h et sont de difficulté intermédiaire (bons dénivelés). Ce site (en anglais) résume et cote toutes les randonnées.

Plusieurs points de vue sont en outre accessibles en voiture, donc même si vous n’êtes pas amateurs de marche en forêt, vous pourrez voir les meilleurs panoramas sans trop d’efforts.

Jolie vue dès l’entrée

Waimea Canyon

Dégagement bienvenu sur la Na Pali Coast

Si vous souhaitez découvrir la Na Pali Coast mauka, « de la mer vers les montagnes », je vous recommande le Kalalau Trail. La première partie du sentier, entre Ke’e Beach et Hanakāpīʻai Valley, est parfaite pour une excursion d’une journée et ne nécessite pas de permis. Le trajet fait 6,5 km aller-retour si vous arrêtez à la plage et 13 km aller-retour si vous montez jusqu’à la chute, cette dernière section étant reconnue comme assez dangereuse.

Bien entendu, il existe des excursions par les airs et par la mer pour admirer les paysages de la Na Pali Coast d’un autre point de vue, mais c’est beaucoup plus dispendieux, même si l’expérience doit être super.

Conseils d’ami pour la randonnée

Comme l’entrée est gratuite (il s’agit de parcs d’état), il ne faut pas s’attendre à ce que les sentiers soient très bien entretenus. Cela signifie qu’il y aura des tronçons boueux –bottes de marche ou vieux espadrilles sont de mise–, et que certains segments ne seront pas toujours évidents à repérer à travers la végétation. Le bon plan : chercher des détails sur les sentiers qui vous intéressent sur internet avant de partir ou acheter un guide des sentiers, et les apporter avec vous, sur papier ou dans un GPS. Par exemple, sur le Canyon Trail, la majeure partie des randonneurs s’arrête à la petite chute sans aboutir au sommet des Waipoo Falls comme prévu. Je tiens d’ailleurs à remercier Un couple en vadrouille pour ses précisions, sans lesquelles nous n’aurions pas persévéré. Tant qu’à y être, je tente de vous expliquer : arrivés au bassin d’eau avec la petite chute,  il y a un petit cours d’eau à traverser vers la droite, puis il faut passer à travers de hautes herbes. Le bassin est représenté par le deuxième point sur cette carte, et l’arrivée est le troisième point.

Sommet des Waipoo Falls

Kalalau Trail : Si vous êtes le moindrement renseigné, vous savez que ce sentier fait 22 mi (35 km) aller-retour, qu’un permis doit être obtenu pour poursuivre au-delà de la Hanakāpīʻai Beach, et que la suite du sentier n’est pas dans sa meilleure condition. Ce site (en anglais) présente tout ce qu’il faut savoir au sujet de cette mythique randonnée.

Sentiers de Koke’e State Park : Je n’ai malheureusement pas pris beaucoup de photographies potables dans ce parc, qui donne sur la Na Pali Coast, puisque notre séjour a été sous le signe des nuages. Nous avons bien marché l’Awa’awapuhi Trail (environ 3 h aller-retour, bons dénivelés) en espérant que le ciel se dégage à l’arrivée, mais ce fut en vain. Nous étions complètement enveloppés par la brume et les falaises abruptes de part et d’autre de l’aiguille où nous nous trouvions n’étaient pas perceptibles. Comme quoi, si la vue ne s’est pas dégagée à la mi-parcours, il faut considérer rebrousser chemin pour ne pas perdre son temps…et risquer de faire le trajet du retour sous l’averse!

Publicités