Étiquettes

, ,

Même si la destination est assez populaire auprès des Québécois –le Prince Edward County se trouve à seulement 4 h de route de Montréal–, peu d’entre eux sont pourtant familiers avec cette appellation. Parlez-leur du Sandbanks Provincial Park –l’attraction vedette– et ils retrouveront rapidement leurs repères.

Le « County » correspond à une presqu’île de 1 050 km² dont le centre économique est Picton, une petite bourgade de 4 000 habitants. Il se prête donc relativement bien à une exploration à vélo. N’allez cependant pas penser qu’il est évident de trouver des informations à ce sujet pour vous y préparer, que ce soit en français ou en anglais. Voilà la principale raison d’être de cet article. En effet, même le guide Ulysse sur l’Ontario –qui fait pourtant plus de 400 pages– n’accorde qu’un paragraphe à l’île de Quinte –appellation qui n’aide certainement pas à situer les néophytes. Sa description de l’endroit, promettant de « belles scènes pastorales » et un « calme champêtre », est cependant tout à fait exacte.

À Lake on the Mountain, quelques éléments se prêtent bien à la photo

Vue sur le traversier reliant Adolphustown et Glenora, à partir de Lake on the Mountain

Géographie

Tout d’abord, je vous recommande cette carte pour situer les principaux lieux d’intérêt de la région (arrêts gourmands, plages, sites de plongée, etc.) et cette carte pour ne manquer aucun vignoble. Après analyse, j’ai décidé de scinder l’aventure à vélo sur deux jours, puisque les lieux de dégustation sont regroupés plus ou moins en deux secteurs : avec une bonne densité au nord-ouest de Wellington, et de façon plus éparse entre Picton et Cressy.

Quelques côtes ponctueront votre parcours, mais elles ne devraient pas venir à bout de votre enthousiasme. Si vous êtes débutant ou en piètre condition physique, vous veillerez à ajuster votre parcours en fonction du dénivelé dans Google Maps, de façon à éviter les mauvaises surprises. Notamment, en partant de Picton vers l’est, il est préférable d’emprunter la route 7, de descendre par Bongards Crossroad et de revenir par la route 8 que l’inverse.

Stationner la bagnole

Parce qu’à moins d’être un athlète, vous arriverez sur l’île en voiture. Pour une expédition dans la partie est de l’île, optez pour une rue résidentielle de Picton comme East Mary Street, située à deux pas du centre-ville. Ceci vous permettra de le visiter au retour de votre randonnée cycliste.

Dans la partie ouest de l’île, les routes de campagnes sont étroites et n’offrent pas d’espace pour y laisser une voiture. Se garer à Wellington dans un lieu public comme à l’aréna ou à la plage semble une bonne option, puisque la durée permise sur la rue principale n’est que de 2 h. Souhaitant me concentrer sur les vignobles autour de Hillier et ne trouvant pas de meilleur endroit sur-le-coup, j’ai recouru à « me-garer-chez-un-vignoble-avec-beaucoup-de-places-de-stationnement-payer-pour-une-dégustation-et-débarquer-rapidement-le-vélo-pour-passer-incognito », mais j’aurais préféré trouver une solution plus respectable.

Quelques éléments architecturaux d’intérêt à Picton

Manger sur le pouce

Si vous souhaitez manger sur le pouce à partir d’un camion-restaurant –par exemple picnic–, renseignez-vous bien sur les horaires, car ils ne desservent pas le même établissement chaque jour. Il n’y a pas beaucoup d’offre de restauration complète en dehors de Picton. Quelques vignobles/cidreries sont dotés de restaurants, mais si le menu ne vous intéresse pas, vous trouverez le trajet de retour pénible le ventre vide. Pour ma part, j’ai dû me rabattre sur grignoter fromage et saucisson achetés à la Black River Cheese Factory, ce qui était loin du repas gastronomique que j’espérais.

Oasis à l’horizon

Trimballer sa récolte

Pour rapporter quelques bouteilles, je vous recommande l’utilisation d’une combinaison de sacoches de vélo et de sacs à dos, sans oublier le papier bulle ou du tissu pour absorber les chocs (l’état de l’asphalte laisse à désirer sur certains tronçons, voir photo ci-dessous). Même ainsi équipés, il y a fort à parier que vous devrez faire des choix. Question d’économiser vos jambes et votre dos, informez-vous au vignoble des produits offerts à la Régie des alcools de l’Ontario (LCBO) et à l’épicerie, de façon à ne rapporter à vélo que les produits exclusivement vendus au vignoble. Un arrêt en voiture au magasin en fin de journée permettra de compléter votre récolte.

Rendu à ce stade de rafistolage, il est temps de considérer la réfection complète!

Si vous avez des questions sur d’autres aspects que je n’ai pas abordés directement (hébergement, circuits, arrêts gourmands), n’hésitez surtout pas!

Publicités