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Il y avait quelque temps que me trottaient dans la tête ces quelques destinations qui n’offraient pas assez de matière pour se valoir un article, mais dont au moins un élément m’avait laissé un souvenir mémorable. Étant dans un petit creux de voyage mais ayant tout de même le goût d’en parler (j’ai mes phases ;-), j’ai décidé de les regrouper, à la façon d’un patchwork. À me relire, je réalise que ces cinq endroits ont tout de même un point en commun : des bâtiments d’époque bien conservés !

Pied-à-terre parfait pour explorer le Prince Edward County voisin, Belleville n’est malheureusement pas à la hauteur de son nom. Il manque du cachet, un aménagement mieux réfléchi et de l’action à cette ville ontarienne d’environ 50 000 habitants pour la rendre plus attrayante. À la recherche d’un restaurant un dimanche soir d’été, nous avons vite constaté que tout fermait très tôt. En l’absence de piétons, il régnait une atmosphère funèbre sur Dundas Street, la principale artère. Il faut dire que ce boulevard « encadré de béton » n’invite pas particulièrement à la promenade.

Il y a tout de même deux raisons pour lesquelles je tenais à vous parler de Belleville. Tout d’abord, The Bike Room, un hybride entre un café et un atelier de réparation de vélo, ouvert dès 7h sur Dundas Street. Parfait pour mettre au point vos montures avant une excursion à vélo dans le County, et pour y rencontrer des humains –les Bellevillois semblent plus matinaux que vespéraux. Avec les portes de garage ouvertes en été, ce lieu est vraiment sympathique. Ensuite, l’hôtel de ville sur Front Street datant de 1873, une vision vraiment superbe. Comme à Sherbrooke, on voit que des efforts ont été mis au cours des dernières années pour rendre cette rue principale attrayante et vivante, que ce soit par la rénovation des façades et l’arrivée de petites boutiques, mais nous étions encore les seuls visiteurs malgré la belle soirée d’été.

Cette absence d’ambiance est-elle typique des villes de cette taille ou encore des villes ontariennes –on entend souvent dire que les canadiens anglais sont ennuyeux?

Front Street

Hôtel de ville

Cour à la mode chez Nice Ice Baby…mais où sont les Bellevillois?


Je ne suis jamais allée à Vérone (Italie), où se trouve une reconstitution du balcon rendu célèbre par la pièce de Shakespeare, mais c’est sur la rive opposée de l’Adriatique que je rencontrai celle que je qualifiai de « ville de Roméo et Juliette » en raison de ses nombreux balcons ouvragés. Ce village de seulement 270 habitants abrite 17 palazzi de l’époque où il était sous contrôle vénitien, entre 1420 et 1797. Occasion parfaite pour se dégourdir les jambes en route vers ou depuis Kotor. Le principal défi est de s’y garer (essayez le long de la route à cet endroit).


J’ai déjà mentionné le nom de Colmar comme point de départ d’une excursion vers Turckheim et comme suggestion de visite à partir de Strasbourg. C’est justement parce que ces deux villes avaient volé la vedette dans mon cœur que j’avais décidé de laisser Colmar de côté. Mais ce n’est pas que celle-ci soit inintéressante! Au contraire, on y retrouve l’Alsace typique avec ses maisons à colombages et ses fenêtres ornées de boîtes à fleurs. Une demi-journée suffit à la visite du cœur historique, construit entre les XIVe et XVIIIe siècles.

Quartier de la poissonnerie


En route vers ou depuis la Gaspésie, n’hésitez pas à vous arrêter à Rivière-du-Loup pour suivre à pied le circuit patrimonial d’une durée d’environ 1h30. Vous pouvez vous procurer le dépliant détaillant le circuit à l’office du tourisme, à l’hôtel de ville ou au manoir Fraser, ou encore visiter la page suivante. Plusieurs établissements intéressants pour se restaurer sur la rue Lafontaine.

Le manoir seigneurial des Fraser, bel exemple d’architecture néo-Queen Anne (1830)


À en croire les guides de voyage et les commentaires laissés sur AirBnb, Waimea est une ville quasi-fantôme. La seule raison de s’y arrêter serait pour loger un peu plus près des merveilleux parcs que sont Waimea Canyon et Kok’e qu’en étant stationné sur la côte est de Kaua’i, où se trouvent les principales agglomérations. Plusieurs bâtiments colorés ayant attiré mon attention au fil de mes passages à travers la ville pour me rendre aux parcs, j’ai décidé de faire fi de ces commentaires et d’effectuer une petite reconnaissance. Verdict ? Plutôt que de considérer Waimea Town comme dépassée et dénuée d’intérêt, on peut y voir l’occasion d’admirer une rétrospective architecturale de la première moitié du XXe siècle, avec une touche de western par-ci par-là : First Hawaiian Bank (style néoclassique, 1929), Waimea Theater (art déco, 1938), Waimea Educational Center (une ancienne école dans le style « rural » des années 30), etc. Ici, même le restaurant Subway se fond dans le décor, installé dans un bâtiment traditionnel japonais construit en 1921 et restauré après le passage d’un ouragan.

Waimea Theater

Waimea Educational Center

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