Étiquettes

, , , , ,

Je ne vous apprendrai rien ici : ce château vaut le déplacement!

Je dois d’abord vous faire une confidence : c’est le seul château de la Loire que j’ai visité jusqu’à présent. J’avais bien l’intention de me rendre à Chambord pour admirer le célèbre escalier hélicoïdal attribué à Léonard de Vinci, ou à Amboise pour me « recueillir » sur la tombe dudit génie, mais j’ai tout simplement manqué de temps pour ce faire. Il faut aussi dire qu’après avoir vu Chenonceau et le Clos Lucé à Amboise, j’étais rassasiée de châteaux, et je n’avais pas nécessairement l’envie d’en voir d’autres avant quelque temps. Je suis donc heureuse que mon « premier » ait été le château de Chenonceau, puisqu’il s’agit sans contredit d’un des plus beaux.

Le site

Avec ses célèbres arcades qui se reflètent sur la rivière Cher, le château a de quoi faire rêver, même si nous apprenons à l’intérieur qu’il n’a pas toujours eu ce fameux pont-galerie qui le caractérise. D’abord jeté en 1547 selon les directives de la favorite du roi Diane de Poitiers, le pont se voit recouvert par la galerie seulement en 1559, lorsque la reine Catherine de Médicis prend possession de l’endroit. Avant cet agrandissement, le château était simplement constitué de la tour, vestige d’un ancien château médiéval, et de la section carrée rattachée à la rive nord du Cher, construite sur les piles d’un ancien moulin.

Il est d’ailleurs intéressant d’apprendre que la galerie a permis le passage clandestin de plusieurs familles hors de la zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pour profiter des meilleures vues sur le château, il ne faut pas hésiter à s’en éloigner le plus possible, autant vers l’est que vers l’ouest, le long des sentiers aménagés sur la rive nord de la rivière et le long des terrasses des jardins aménagés sur la rive sud.

Du stationnement (gratuit), on accède au château en quelques minutes à pied, soit en passant par le parc aux ânes suivi du potager des fleurs, d’une petite ferme et de la galerie des attelages, soit par l’allée centrale bordée de deux rangées de platanes. Pour le retour, on peut opter par un sentier en forêt ouvrant sur un labyrinthe à l’italienne (pas un très gros défi même pour les enfants, mais ça a son charme).

L’allée de platanes

Les jardins

Outre le labyrinthe et le potager des fleurs mentionnés précédemment, les espaces verts comprennent un jardin à l’italienne, un jardin à la française et un parc à l’anglaise.

Bien que l’on m’ait vanté la beauté des jardins, j’ai été déçue du peu de couleurs dans le jardin de Catherine de Médicis, par rapport à ce qui est présenté sur les photographies dans la brochure. On dirait que ce jardin a reçu moins d’amour cette année que par le passé. Le jardin de Diane de Poitiers était toutefois égal à sa réputation, bien symétrique et fleuri.

Jardin de Diane de Poitiers

Seconde confidence : après le trajet en vélo depuis Villefrault, la visite du château (1h30) et le déjeuner, nous étions un peu épuisés. Pour être certains de rejoindre la destination suivante (Blois) avant la fin de l’après-midi, nous avons coupé court à l’exploration des attraits secondaires. Si vous voyagez à vélo, je recommande donc de dormir à proximité la veille et le soir suivant la visite, de façon à avoir suffisamment de temps pour parcourir tout le site. Une visite autour de l’heure du déjeuner, en plein zénith, n’est pas non plus l’idéal pour la photographie (château à contre-jour, etc.).

Le château en soi

Non seulement est-il beau de l’extérieur, mais tout l’intérieur est merveilleusement bien mis en scène à l’aide de mobilier et de décorations d’époque dont certaines pièces sont d’origine. Coup de cœur personnel : les tapisseries bleues du cabinet vert (elles étaient autrefois vertes) et les cuisines, avec leur attirail en cuivre adroitement disposé.

Et que dire des bouquets qui ornent chaque pièce, œuvres quotidiennes de deux fleuristes ? Un régal pour les yeux et l’odorat…

Quelques détails des foyers, des tentures et des plafonds

La galerie, espace parfait pour la tenue de soirées mondaines ou de bals (dans mes rêves ;-)

Les cuisines, homestagées à merveille

Arrangement floral dans le cabinet d’estampes (mes excuses, j’ai un peu bougé)

De bons services

Une consigne gratuite sous forme de casiers verrouillables avec code (pas besoin de cadenas) évite aux cyclistes et aux backpackers de devoir trimballer leurs bagages sur le dos. Que c’est bien pensé!

En raison du prix des billets (14 € par adulte), il est aussi très apprécié de pouvoir apporter son propre lunch et le consommer dans les aires de pique-nique aménagées à proximité de l’entrée.

Si vous ne l’avez pas apporté, sachez qu’il est possible de se restaurer pour une somme raisonnable à la cafétéria (self service) installée dans le bâtiment des Dômes, dont la belle apparence met déjà la table pour le reste de la visite. Par exemple, nous avons réussi à nous en tirer à 6,50 € par personne pour une salade ou un sandwich. Une expérience plus gastronomique est aussi offerte au restaurant L’Orangerie, que ce soit pour le petit déjeuner, le déjeuner ou le thé.

Belle terrasse que celle du self-service

Pour plus d’informations sur les horaires, les services et les accès, consultez le site officiel.

Publicités