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Voir les châteaux de la Loire était un rêve de princesse jeunesse, auquel est venu s’accoler, avec l’âge, l’idée d’explorer la région à vélo afin d’ajouter un petit côté sportif au voyage. Voici quelques informations pratiques pour vous aider à planifier votre escapade.

L’itinéraire

De Tours à Blois par la rive sud de la Loire et retour par la rive nord, question de varier les plaisirs. L’itinéraire prévu était le suivant :

  • Jour 1 : Départ de Tours en fin d’après-midi pour rejoindre un hébergement situé en périphérie lointaine de Chenonceaux (1h30 selon Google Maps).
  • Jour 2 : Reste du chemin vers Chenonceaux (30 min), visite du château puis trajet jusqu’à Blois (2h15)
  • Jour 3 : Visite du château de Chambord (2h de vélo aller-retour)
  • Jour 4 : Retour de Blois vers Tours avec un arrêt à Vouvray pour récupérer quelques bouteilles (3h sans l’arrêt).

Le kilométrage et les durées m’apparaissaient raisonnables considérant que je fais régulièrement de telles randonnées, mais l’expérience a montré que cette planification comportait plusieurs erreurs, détaillées à la prochaine section. Dans les faits, voici nos vrais temps de déplacement, incluant les pauses imposées par des facteurs externes :

  • De Tours à Chenonceaux : environ 3h30 (contre 2h).
  • De Chenonceaux à Blois : 3h (contre 2h15).
  • De Blois à Tours : 4h30 (contre 3h).

D’autre part, une fois sur place, j’ai préféré troquer la visite du château de Chambord pour découvrir Blois, ce qui s’est avéré une excellente décision. D’ailleurs, prolonger le voyage sur 5 jours apparaît sage, puisque cela permet de multiplier les arrêts impromptus sans compromettre l’horaire. En effet, je croyais avoir prévu suffisamment de temps « tampon » pour me la couler douce sur deux roues, mais j’ai parfois eu l’impression d’être à la course, surtout pour rejoindre les hébergements en fin de journée. Avec une journée de plus, j’aurais aussi été en mesure de voir Chambord, qui était quand même un des objectifs de mon voyage.

Les erreurs

  • « Oublier » que le dimanche, presque tout est fermé en France, incluant les supermarchés et les restaurants, et que les commerces ferment sur l’heure du lunch. Pour voyager léger, nous n’avions pas emporté beaucoup de provisions, comptant nous ravitailler en chemin. Nous avons donc été un peu pris au dépourvu (heureusement que les chaînes de restauration rapide et la cafétéria du château de Chenonceau étaient ouvertes!).
  • Penser abattre aussi vite les kilomètres qu’à la maison, alors que nous n’avions pas des vélos de route adaptés à notre morphologie et que nous étions plus chargés que lors d’une simple randonnée. Ma vitesse de croisière moyenne tournait plus autour de 15 km/h que de mes habituels 20-25 km/h, malgré une topographie plane.
  • Sous-estimer la durée des trajets : en plus d’un temps de parcours 25 % plus lent que prévu en lien avec le point précédent, c’est surtout se tromper de chemin qui a plombé les chiffres, sans compter les arrêts pour prendre des photos et pour s’hydrater. Car même avec le GPS et en faisant abstraction des problèmes décrits au point suivant, il nous arrivait de bifurquer à la mauvaise intersection et de se rallonger.
  • Se fier à Google Maps :
    • Nous nous sommes retrouvés par deux fois à des endroits impraticables, dont un passage de tracteur en plein milieu d’un champ et aboutissant à une forêt dense (possiblement un sentier de randonnée pédestre puisque nous avons croisé des marcheurs en revenant sur nos pas). Dans les deux cas, aller et rebrousser chemin nous a fait perdre plusieurs minutes, et l’itinéraire alternatif le plus court augmentait la distance à parcourir de façon significative.
    • À deux reprises, le repère de destination était mal placé. Nous avons donc cherché un moment (en roulant) pour finir par cogner à la porte d’autres maisons pour demander où se trouvait réellement l’adresse recherchée.
    • À plusieurs occasions, Google nous faisait monter une super côte pour nous faire redescendre aussitôt de l’autre côté, alors que nous aurions simplement pu contourner la colline en augmentant à peine le kilométrage, comme si l’algorithme privilégiait les distances les plus courtes sans tenir compte du dénivelé. (Je n’ai rien contre un petit défi, mais c’était vraiment ridicule comme raccourcis !)

Dans l’ensemble, les trajets pour vélo ne semblent pas du tout avoir été validés ni optimisés dans la région.  En bonne « guide », j’ai proposé de nombreuses modifications à Google pour ces segments, mais elles n’ont toujours pas été acceptées. Basé sur mon expérience, je recommande de privilégier les routes officielles comme les départementales (commençant par D) aux sentiers qui semblent couper à travers des champs et des boisés, car même si le paysage a peut-être moins d’intérêt, vous serez certains d’arriver à bon port et que la voie est carrossable. Voici donc mes commentaires sur les trajets suggérés par Google :

  • De Tours à Chenonceaux : Le trajet via la piste cyclable longeant la D751, des routes plus modestes puis la D40 est adéquat, mais il n’est pas évident de savoir où abandonner la piste cyclable à Montlouis-sur-Loire (avant la Cave des producteurs).
  • De Chenonceaux à Blois : Le trajet le plus court proposé par Google « via la D27 » (42 km) traverse une clôture, un terrain privé (champ) et une forêt dense. Je vous conseille plutôt de suivre la D764, la D751 puis la D951, le kilométrage et le temps étant les mêmes, et le revêtement étant en bon état et 100 % asphalté.
  • De Blois à Tours : Le trajet proposé via la D952 est efficace, mais ne convient pas aux familles en raison de la proximité et de la vitesse des voitures.

Je recommande en outre de majorer d’au moins 30% le temps de l’itinéraire le plus long parmi les options données par Google Maps, de façon à obtenir un temps de parcours plus réaliste. Parce qu’on ne roule pas que pour se déplacer d’un point A à un point B, mais aussi et surtout pour voir du paysage!

Si vous croisez la Cave des producteurs à Montlouis-sur-Loire en venant de l’ouest, c’est que vous avez manqué la sortie de la piste cyclable!

Bien qu’elle soit dépourvue d’accotement, la D952 semble être le meilleur choix du cyclosportif pour joindre Tours à partir de Blois.

L’équipement

  • Deux vélos hybrides Btwin Riverside loués chez Decathlon à Chambray-lès-Tours (n’essayez pas celui de Tours Nord, il ne loue pas).
  • Casque, pompe et cadenas antivol fournis avec les vélos, toutefois un cadenas à chaîne plus robuste pourrait s’avérer une bonne idée si vous prévoyez laisser les vélos dans des lieux extérieurs achalandés (par exemple en ville ou lors de la visite d’une cave ou d’un château).
  • Deux sacoches 20 L au revêtement déperlant achetées chez Decathlon. C’est la base, mais ça a l’avantage de garder ce qu’il y a dedans au sec et d’être facile à nettoyer.
  • Des gourdes et autant de porte-bidons « à clip » ou à boulons.

Tout ce que vous pouvez apporter de la maison sera évidemment de moins à acheter. Pour notre part, nous arrivions par avion puis par train, donc il n’était pas question de trimballer les montures et les sacoches. Il nous en a donc coûté 56 € pour 5 jours par bécane et 26 € par sacoche (que nous avons conservée).

Le Decathlon de Chambray-lès-Tours n’est pas très bien situé pour les voyageurs à pied, mais l’économie d’argent valait la peine de s’y déplacer à nos yeux. À partir du centre-ville de Tours, prendre la ligne 14 du Fil bleu et descendre à l’arrêt Champ de course (le trajet prend 45 minutes environ). Obtenez votre itinéraire sur mesure ici.

P.S. Ceci n’est pas une pub Decathlon, c’est l’option la plus économique que nous ayons trouvée pour louer, si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les partager dans la section Commentaires!

À venir dans deux semaines : mon appréciation de cette aventure cycliste

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