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Je ne sais trop si c’était dû à la popularité de ce circuit chez les voyagistes spécialisés en cyclotourisme, mais parcourir la Loire à vélo m’apparaissait facile comme première escapade du genre –trimballer mon bagage sur deux roues sur plusieurs jours consécutifs. Quelques comptes-rendus de blogueurs plus tard, j’avais déjà compris que l’épopée serait moins romanesque que dans mon imagination. Mais, surtout, je savais d’après ces billets que les indications pour suivre la route « officielle » de La Loire à vélo seraient loin d’être mes meilleures amies. C’est pourquoi j’espérais pouvoir me fier uniquement à Google Maps (ce qui s’avéra loin d’être une si bonne idée, comme je vous l’ai expliqué dans mon dernier article).

Hormis les nombreux pépins décrits il y a deux semaines, je dois dire que j’ai eu du plaisir à rouler sur les chemins et routes de la région, notamment en raison de la qualité du revêtement de bitume, en parfaite condition sur environ 95% des pistes cyclables et sur environ 90% des routes (exception faite de la D951 près de Les Montils et de la D952 dans Rochecorbon). Ainsi, même si pédaler directement sur la voie (pas d’accotement) à côté de voitures roulant à plus de 70 km/h n’était pas des plus rassurants sur les départementales, j’en oubliais presque la proximité du danger étant donné le peu de trafic, la douceur du roulement et la certitude d’arriver à bon port (aucun risque de se perdre!).

Les mots qui me viennent à l’esprit pour décrire les paysages traversés sont, d’une part, une Loire indolente ponctuée d’îlots de verdure et de langues de sable, formant un ensemble aussi poétique par endroits que certaines peintures de Watteau ou des impressionnistes et, d’autre part, la réalité agricole des villages situés dans les terres, beaucoup moins romantique mais pas nécessairement dénuée d’intérêt aux yeux du photographe : coquelicots en fleur à perte de vue, champs de céréales, châteaux plus ou moins célèbres, habitations traditionnelles, etc.

La Loire à l’approche de Blois

Au départ d’Amboise

Voyager en vélo à travers la campagne tourangelle permet de s’attarder à la photographie de certains éléments moins grandioses que ses châteaux…

…même si ceux-ci ne manquent pas sur la route. Ici, le château de Chisseaux.

Mes sections préférées de notre itinéraire ont été de Tours à Montlouis-sur-Loire (rive sud), et de Marmoutiers (et sa fameuse abbaye) au quai Paul Bert de Tours (rive nord). Ces deux parcs linéaires en bord de Loire sont de véritables oasis pour échapper à l’agitation et au bruit de la ville. Ils sont populaires autant auprès des coureurs, des marcheurs, des familles que des cyclistes. Le parc en rive nord possède en outre de nombreux bancs pour faire la sieste ou pour lire au son des chants d’oiseaux.

Promenade romantique en banlieue de Tours

La D952 entre Blois et Amboise offre de belles vues dans sa première partie, l’approche d’Amboise n’étant pas mémorable (comme le reste de la ville, à mon avis très personnel). Mais le clou du spectacle fut à mes yeux à Blois, où je ne me lassais pas de photographier la ville et les îlots de verdure se reflétant dans l’eau calme.

Arrivée à Amboise

Vue sur la Loire à partir du pont Jacques-Gabriel, à Blois

Blois, vue du pont Jacques-Gabriel

En somme, une belle aventure qui aurait gagné à s’étirer…

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