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Troisième agglomération des États-Unis en termes de population. Lieu d’érection du premier gratte-ciel, à la confluence de la rivière Chigago et du lac Michigan. Un grand incendie. Al Capone. Deux équipes de baseball professionnelles. Plus de 20 établissements offrant une formation de niveau universitaire. Un système de métro pas très efficace. Une passerelle pour vélo qui fait couler de l’encre. Un président « noir ». L’idée de cuire une pizza dans une assiette profonde.

Voilà pour les présentations.

Ce qui m’a plu?

D’abord, une ville qui, malgré ses 2,7 millions d’habitants, m’a parue très détendue. Bien que certains quartiers nous aient été fortement déconseillés pour des raisons de sécurité, j’ai aimé l’ambiance familiale retrouvée dans les parcs les fins de semaine : barbecue des associations de pompiers, parties amicales de kickball, réceptions de mariage en plein air…Même en semaine dans le Loop –le quartier des affaires–, je ne peux pas dire que je me sois sentie pressée. Et il n’y a qu’au Millenium Park où j’ai trouvé la concentration de touristes trop élevée à mon goût.

Le fameux Cloud Gate d’Anish Kapoor est un aimant à égoportraits… et même à photos de mariage!

La deep-dish pizza est un des symboles chicagolais.

Même si cette activité apparaît dans les listes d’incontournables destinées aux touristes, aller voir un match de baseball au Wrigley Field demeure une expérience authentique pour celui qui connait un peu les règles du jeu.

Le passage aérien du métro au centre-ville est une curiosité en soi.

Ensuite, l’art public sous diverses formes. Les gigantesques sculptures disséminées ça et là et signées par des artistes réputés comme Picasso, Calder, Mirò, Dubuffet et Chagall donnent une raison de plus de sillonner à pied le cœur de la cité. Mais le clou du spectacle –du moins à mes yeux– reste sans contredit l’architecture. Qu’elle soit Art nouveau, néo-classique, Art déco ou plus moderne, elle est caractérisée par une élégance sans extravagance…ou presque! Les plus beaux spécimens de bâtiments –dont je vous présenterai une sélection « coup de cœur »– sont l’héritage d’années fastes de construction soutenues par l’essor des industries manufacturière et agroalimentaire, du commerce au détail et du secteur financier, et par la position enviable de la ville au bord du lac Michigan et à la convergence de réseaux ferroviaires.

Il faut dire que le Grand incendie de 1871 a donné l’occasion aux Chicagoans de jeter les bases d’un nouvel aménagement du territoire. Cette configuration date peut-être d’avant, mais le centre-ville se démarque comme Manhattan par un plan de rues efficace en grille. Comme tant d’autres métropoles, elle a cependant fait l’erreur de ne compter que sur une autoroute ou deux pour faire entrer ou sortir les travailleurs des banlieues à l’heure de pointe, même si le trafic m’a paru tolérable pour la taille de l’agglomération, en comparaison avec d’autres moins peuplées.

Presque sans extravagance ne s’applique évidemment pas au sommet du Carbide and Carbon Building, recouvert d’or 24 carats.

Magnifique dôme en vitrail au Chicago Cultural Center

Flamingo, d’Alexander Calder

Certains quartiers résidentiels plus huppés comme la Gold Coast affichent un petit côté new-yorkais, ne trouvez-vous pas?

Le centre-ville vu depuis le Navy Pier qui ne présente pas lui-même d’intérêt, sauf pour les familles adeptes de complexes de divertissement.

P.S. Je sais que j’avais dit que je vous reparlerais de Londres d’ici à la fin de l’année, mais j’avais trop hâte de partager mon amour pour Chicago, alors je remets ça à plus tard!

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