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À l’occasion du 7e anniversaire du blogue, j’avais envie de vous partager certaines pratiques que j’ai intégrées à mes habitudes afin de réduire l’impact de mon tourisme sur l’environnement et sur les communautés qui me reçoivent. Pas parce que le sujet est à la mode, mais parce que mes observations des autres touristes me confirment qu’il y a encore un grand besoin pour ce genre de sensibilisation, comme si les gens oubliaient les bonnes habitudes qu’ils ont développées dès qu’ils mettent le pied ailleurs –encore que la majorité de ces conseils vaut aussi bien dans la vie de tous les jours qu’en voyage.

Nous le savons tous : se déplacer pour le travail, pour voir la famille ou pour les loisirs génère pas mal de gaz à effet de serre, à commencer par le vol ou par le trajet en auto qui nous mène à destination. Mais, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas prêts à renoncer à notre envie de voir des gens ou du pays que nous ne désirons pas le faire en laissant le moins de traces possible.

Voici donc quelques suggestions à essayer, présentées sous forme de commandements juste parce que je trouvais ça plus drôle. Vous verrez que la plupart de ces idées, une fois intégrées à une routine, sont au fond très simples et n’exigent pas plus d’efforts que la version alternative.

Par catégorie: Boire et manger / Transports internes / Souvenirs

Dans la catégorie « boire et manger »

  1.     Une tasse ou un thermos réutilisable tu apporteras.

Délaisseras-tu vraiment cette habitude (ou ce plaisir) de prendre un café (ou un thé ou un smoothie) sur le pouce pendant tes vacances? Si tu avais vu les amoncellements de verres de plastique et de tasses en carton glacé que j’ai observés à la sortie de certaines stations de métro en Europe, toi aussi tu serais dégoûté et tu y repenserais à deux fois avant d’acheter un breuvage servi dans un contenant jetable (ou même recyclable, car sera-t-il vraiment recyclé?).

De toute façon, la perte d’espace dans les bagages est minime, puisque tu peux y glisser quelques paires de chaussettes…à moins que tu ne gardes ton contenant réutilisable à portée de main à l’aéroport parce que tu risques de te laisser tenter par un breuvage pendant l’attente? ;-)

2.      Quelques sacs d’épicerie en tissu tu glisseras dans tes bagages.

Pas seulement pour faire l’épicerie (évidemment), mais aussi parce qu’ils permettent de façon générale de trimballer un tas de trucs et même servir à regrouper quelques objets en un seul « article personnel » pour l’avion. Pas mal non plus pour transporter ton kit de snorkeling d’île en île à Hawaii, sans avoir à tout replacer dans ton sac à dos. Et puis, plié dans ton sac à l’aller, ça ne prend pas tellement de place!

Prêt pour la plage dès la sortie de l’avion!

3.      La glacière pliable tu considèreras.

Pour prolonger la durée de vie de tes aliments sur le trajet entre deux villes et éviter d’en jeter.

4.      Un kit d’ustensiles tu garderas à portée de main.

Parce que c’est une chose d’acheter un repas sur le pouce servi dans un contenant jetable, mais cela fera quand même moins de déchets produits.

Personnellement, c’est l’élément de cette catégorie que j’ai le plus de difficulté à intégrer dans ma routine; je prends la peine de les apporter dans mon bagage, mais j’ai la mauvaise habitude de les oublier dans l’auto quand je pars en ville ou en randonnée pour la journée!

D’ailleurs, le recours aux bannières de fast food tu limiteras, à la fois parce que cette pratique génère des montagnes de déchets et rapporte généralement moins d’argent dans la communauté que la consommation dans un établissement détenu localement ou nationalement.

Le repas sur le pouce, un des pires ennemis du mouvement zéro déchet. Le contenant en carton recyclé est un début, mais où recycler le couvercle en aluminium?

5.       Un plat de plastique « format lunch » tu auras.

En lien avec le point précédent, très pratique pour les restes au restaurant (particulièrement dans les établissements indiens, le contenu de mon doggybag est parfois suffisant pour un deuxième repas!!), de même que pour les sandwiches et crudités préparés le matin en vue de journées à la plage, en randonnée ou sur la route.

Encore une fois, je bourre le plat de bas et de sous-vêtements à l’aller et cela ne prend pas plus de place. En fait, la seule fois où j’ai trimballé inutilement mes plats a été en France, parce qu’une baguette jambon-beurre de boulangerie, ça rentre difficilement dans un plat carré!

Quelques sacs de congélation sont aussi un bon complément au plat, pour les mélanges de noix et les roulés (ou les baguettes jambon-beurre), particulièrement en randonnée (encore plus compact dans le sac).

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Dans la catégorie « transport »

  1.     Plus lentement tu voyageras.

Je ne vais pas m’étendre sur ce commandement, car des articles complets traitent du slow travel comme celui-ci de La Presse. Cette façon de voyager est définitivement plus écologique que parcourir 5 500 km en voiture en un mois, mais elle ne convient pas non plus à tous ou du moins à tous les voyages (mon prochain devrait plus s’y prêter). Reste que c’est une méchante bonne idée pour réduire son impact environnemental en voyage.

2.      La plus petite voiture possible tu prendras.

Pourquoi louer un gros 4×4 pour faire de l’autoroute? Je me souviendrai toujours du regard incertain du loueur de voiture à Hawaii, alors que nous partions avec une Versa Note. Pourtant, elle ne nous a jamais limités du voyage, même pour atteindre les belles plages de la côte ouest de Big Island.

Sans oublier que plus petite voiture rime généralement avec économies d’essence, et que la majorité d’entre nous est plutôt sensible à l’argument monétaire, particulièrement quand on a travaillé fort pendant plusieurs semaines voire plusieurs années pour se payer les vacances de ses rêves. Voulons-nous passer le gros du budget sur le véhicule? Pffff.

3.      Pour tes déplacements en ville et particulièrement dans les grandes villes, le transport en commun tu privilégieras, plutôt que le taxi (ou l’Uber) ou l’auto solo.

Quelle meilleure façon d’admirer le paysage urbain que de ne pas être au volant, pris dans le trafic, tout en côtoyant la faune locale?

Par exemple, prendre le métro de Londres est une expérience en soi : décoration thématique et architecture singulière de certaines stations, variation des tissus des sièges selon la ligne, noms de stations évocateurs (Baker Street, Piccadilly Circus, King’s Cross), sans oublier la désormais célèbre annonce « Mind the gap between the train and the platform »!

À San Francisco, prenez soin de lire cet article pour éviter d’apprendre à la dure le fonctionnement des différents systèmes.

Un autre côté positif de cette idée est de ne pas avoir à garer la voiture au centre-ville, dans un stationnement souvent rare ou alors à un prix généralement exorbitant, comme à Chicago, New York ou Boston…bref, un souci de moins!

Et lorsque le service existe et que la météo le permet, optez pour le vélo libre-service : rien de moins, à mon avis, que le summum du déplacement urbain –après l’utilisation de son propre vélo, évidemment. Je vous avais déjà partagé mon expérience positive du Bixi à Montréal, mais je reviendrai sur ma fabuleuse escapade à Toronto dont le succès est grandement attribuable au Bike Share.

Le deuxième étage d’un doubledecker londonien est idéal pour admirer la ville, tout en s’évitant le stress du trafic…et de conduire à l’inverse.

La 10e merveille du monde moderne : le vélo en libre-service. La version torontoise a quelques tours de plus dans son sac que les anciens modèles.

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Dans la catégorie « souvenirs »

  1.     Les « bidules » et « machins » faits en Asie tu éviteras…

…à moins d’être en Asie, et encore là. Non seulement il s’agit souvent d’objets inutiles qui vont accumuler la poussière dans un tiroir ou une étagère, mais en plus, ils ne contribuent que très peu à l’économie locale. De plus, est-ce si satisfaisant d’avoir le même t-shirt « I love New York » que des millions d’autres personnes?

Pourquoi ne pas privilégier un objet fabriqué sur place, de préférence par un artisan? Personnellement, je ne suis pas très portée sur les œuvres d’art « sérieuses » (sculptures, vitraux, peinture, etc.), mais il y a d’autres produits issus de l’artisanat ou du design local, comme la vaisselle (peut-être un peu difficile à rapporter en avion, quoique Monsieur s’en sorte plutôt bien avec les tasses), les bijoux, sacs à main et autres accessoires de mode, les ustensiles de cuisine, les produits pour le corps, etc.

Les affiches se transportent aussi relativement bien, roulées dans un tube de carton. Nous adorons notre acquisition de la Flood Gallery de Londres!

Et puis, il y a tellement de petites boutiques cute où se procurer des objets qui, sans être uniques, ont un caractère bien à eux, comme Article721 à Québec, l’Arts Market à Toronto ou l’ensemble du Greenwich Market à Londres. Les séries de magasins identiques de Chinatown (ou de Camden) peuvent aller se rhabiller!

Mais attention! Vigilant tu seras, car plusieurs commerçants sans scrupules essaieront de te refiler de l’artisanat fait « ailleurs »!

2.      Dans les « bidules », en fonction de tes besoins tu choisiras.

Par exemple, quand je suis allée à Londres la première fois, je savais que je n’avais pas d’ouvre-lettre et que, tant qu’à en acheter un ordinaire chez Bureau en gros, je pouvais faire d’une pierre deux coups en en choisissant un à saveur londonienne!

Monsieur étant un amateur de breuvages chauds, c’est sur les tasses qu’il jette généralement son dévolu. Sa collection commence à être volumineuse, mais comme il effectue une certaine rotation entre celles à la maison et au bureau, je lui permets encore d’en acheter…idéalement de la main d’un artisan! ;-)

Pierre angulaire de la collection de Monsieur, une tasse de la Maison du potier, aux Iles-de-la-Madeleine.

3.      Et pourquoi ne pas rapporter un souvenir comestible?

Celui-ci pourra être partagé avec ses proches de retour à la maison et n’encombrera probablement pas bien longtemps votre logis! À condition de ne contenir aucune substance interdite à bord, ces souvenirs ont aussi l’avantage d’être abordables.

Dans ma famille, j’ai amorcé la tradition en 2008 avec des scones, des crumpets et des biscuits sablés rapportés de Londres, achetés en épicerie ou dans des boutiques plus luxueuses comme Fortnum & Mason’s. Mes parents ont bien joué leur part depuis avec toutes sortes d’alcools (chartreuse, pastis, liqueur de dattes), du gâteau au rhum des Bahamas, des herbes de Provence (le secret de plusieurs de mes recettes), des confitures de petits fruits boréals (camerise, chicoutai), des nougats, des calissons, des mélanges de cheeseball de la côte Est états-unienne, etc. Même si plusieurs de ces produits sont disponibles en importation dans les épiceries fines, je trouve intéressant de les découvrir avec mes proches, en les écoutant raconter leurs anecdotes de voyage.

Que pensez-vous de ces trucs? Avez-vous d’autres suggestions à partager dans ces catégories?

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