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Alors que j’avais de grandes attentes envers les vins néozélandais, notre première incursion dans le vignoble kiwi à Waiheke m’a amenée à douter. Heureusement, les expériences suivantes dans les régions de Nelson, Marlborough, Martinborough (il y a de quoi être confus) et Hawkes Bay m’ont convaincue que j’avais été victime de la taxe Waiheke et qu’il était possible de boire du bon vin sans se ruiner, même si on est loin du prix de base ridiculement bas de certains jus argentins ou espagnols.

Je vous présente aujourd’hui nos produits favoris découverts en voyage, d’ouest en est.

Rimu Wine Bar, Mapua

Cet établissement sert entre autres ses propres produits, dont la matière première pousse tout près, et tolère les consommateurs qui mangent de la nourriture de l’extérieur à condition d’acheter à boire. Mes amis jettent leur dévolu sur le pinot noir de la maison, Rimu Grove. C’est d’ailleurs probablement ici qu’a commencé l’engouement du groupe pour ce cépage…

Seifried, Nelson

Si l’on exclut l’arrêt au bar à vin, nous débutons la seconde partie de notre parcours viticole par le plus ancien vignoble familial néozélandais, Seifried. Déjà, la gentille dame responsable de la dégustation ne tarit pas de recommandations pour de futurs arrêts, ce qui donne le ton : au pays des Kiwis, l’amour du vin est sans prétention et se partage. Pendant les dégustations, on nous demande d’ailleurs souvent « Do you like it ? » et non « What do you think of it ? ». Nous avons ressenti cette attitude amicale et décontractée dans la plupart des établissements d’une certaine envergure que nous avons visités et qui sont listés dans cet article.

Pour revenir à Seifried, toujours avide de découvertes, je me laisse tenter par une bouteille de zweigelt –j’adore la consonance du nom malgré la controverse, et ce n’est pas un vin que l’on voit fréquemment en boutique au Canada, même s’il s’agit du cépage le plus répandu en Autriche, d’où vient le fondateur de la maison.

Je ne pas peux non plus refuser une bouteille du très décoré Sweet Agnes, un vin dessert à base de riesling.

Bladen, Renwick

Un gewurztraminer au goût de pétale de rose, voilà de quoi m’intriguer. Mes amis ont quant à eux encore mis la main sur un pinot noir…quelle surprise! Vignoble familial avec seulement un petit kiosque au domaine.

Framingham, Renwick

Avec des règles comme « Do what you love », ce vignoble ne se prend pas non plus la tête tout en offrant de bons produits. Notre choix : un sauvignon blanc au goût de pêche, tout à fait rafraîchissant après la traversée du Tongariro, quelques jours après l’achat.

Avis aux lecteurs canadiens : ce vin est disponible à la LCBO.

Forrest / The Doctors’ Wines, Blenheim

Encore une belle palette dans les blancs, allant du conventionnel sauvignon blanc à l’ibérique albariño en passant par l’intéressant petit manseng, un autre cépage auquel je n’avais jamais porté attention en boutique. Nous embarquons plus d’une bouteille dont un riesling, qui tombe encore dans mes cordes (vous ai-je déjà mentionné que j’aimais les blancs?).

Le sauvignon blanc et le rosé de cet établissement sont aussi disponibles à la LCBO.

Te Awa / Left Field, Hastings

Malgré son jeune âge –probablement début vingtaine–, le commis à la dégustation maîtrise très bien son rôle et nous met à l’aise. Je repars avec un chardonnay à la finale « lactée », comme on en rencontre plusieurs en Nouvelle-Zélande.

Avis aux lecteurs canadiens : deux produits disponibles en SAQ, dont le pinot noir, qui s’agence si bien avec une pizza garnie de sauce tomatée et de pepperoni.

Et pour finir, le plus beau vignoble de tous : Poppies, près de Martinborough

Un endroit de rêve, tout simplement! Même si nous n’avons pas vraiment été accueillis (voilà pourquoi nous avons exploré par nous-mêmes) et qu’il n’a par conséquent pas été possible de goûter les vins…