Lotbinière à vélo

Étiquettes

, , , , , ,

La municipalité régionale de comté (MRC) de Lotbinière, dont le chef-lieu, Sainte-Croix, se trouve à tout juste 45 minutes de Québec, est souvent regardée de haut par les habitants de la capitale québécoise. Les principales activités économiques y étant l’agriculture intensive (production laitière et céréalière, élevage porcin) et l’industrie manufacturière, on reproche à ses habitants un manque de raffinement et, à ses paysages, un manque de dénivelé et de point d’intérêt distinctif comme une chute ou une montagne à gravir.

C’est donc sans attentes particulières que je m’y suis baladée en vélo en septembre dernier et que j’y ai découvert plusieurs endroits dignes de mention, produisant une journée presque parfaite. La seule ombre au tableau fut au plan de la gastronomie, puisque le peu de restaurants dans le secteur sert surtout de la cuisine de type « casse-croûte à la québécoise » (sandwiches, burgers, frites). Je reviens sur le sujet en fin d’article.

Arrêt zéro : l’église de Sainte-Croix (2500 âmes)

C’est ici que nous laissons la voiture, mais ce n’est pas du tout un mauvais choix parce que l’église, construite entre 1911 et 1915 et de facture éclectique, a fière allure.

Le supermarché, situé de biais par rapport à l’église, est en outre pratique pour faire des provisions (plus à ce sujet en fin d’article).

Premier arrêt : le domaine Joly-De Lotbinière

Ces terres des sœurs Ursulines sont acquises en 1846 par Pierre-Gustave Joly, devenu seigneur de Lotbinière par son alliance avec Julie-Christine Chartier. Le manoir de style pittoresque est construit en 1851. Après une période d’abandon dans les années 1960 à 1980, la « maison de Pointe Platon » est rénovée par le gouvernement québécois et ouverte au public. En plus du manoir lui-même, qui accueille chaque année des expositions de broderie et de dentelle ainsi que les œuvres de peintres québécois, le site comprend un grand jardin et un accès au fleuve Saint-Laurent.

Comme les photographies sont interdites à l’intérieur du bâtiment (c’est dommage), vous ne pouvez vous fier que sur ma parole, mais je vous assure que l’exposition de broderie et de dentelle vaut qu’on s’y attarde. Ce fut en fait un coup de cœur pour moi, alors que je ne suis pas particulièrement portée sur l’artisanat. Tant de technique et de travail pour produire des objets purement décoratifs! La collection de robes, de capes et de chapeaux anciens, présentée au premier étage, est aussi très bien. Des panneaux informatifs sur l’histoire de la famille Joly complètent la visite du manoir.

Le cottage des serviteurs, converti en pavillon de services

La maison n’était pas nommée Maple House pour rien.

En théorie, le domaine reçoit les visiteurs tous les jours de 10h à 17h de la mi-mai à la mi-octobre, mais le centre d’interprétation (manoir) n’est ouvert la semaine que du début juin à la fin août. Pendant cette période, il est d’ailleurs possible d’acquérir des végétaux cultivés au domaine. Un miel élaboré par les abeilles locales est aussi en vente pour financer le domaine. Tarif d’entrée : 17$CAN. Pour plus d’information : http://www.domainejoly.com

Deuxième arrêt : la plage

De retour à Sainte-Croix, mon père et moi avions envie de voir le fleuve Saint-Laurent une dernière fois avant de rentrer. Nous avons trouvé l’accès parfait, par la rue du Bateau. Le village étant bâti sur un plateau, descendre au bord de l’eau représente un dénivelé d’environ 60 m, mais l’effort à fournir à la remontée en vaut la peine. À cette période de l’année, la grève était belle et tranquille.

Trajet et durée de la balade à vélo :

Pour une randonnée respectable (52 km), je vous recommande une boucle longeant la route 132 de Sainte-Croix à Leclercville et revenant par l’intérieur des terres, ou l’inverse. Voyez le trajet ici. Pour quelque chose de plus court, vous pourriez toujours aller et revenir par la route 132 à partir de Sainte-Croix, pour un total de 23 km.

Étant donné le peu d’établissements pour se restaurer le long du trajet, il peut être sage de trimballer son lunch. Autrement, planifiez votre trajet pour tenir compte des distances à parcourir et du temps de visite du domaine Joly-De Lotbinière. Une à deux heures suffisent à parcourir l’ensemble du site, en prenant son temps. À ma connaissance les seules options possibles pour se restaurer sont, de Sainte-Croix vers Leclercville :

  • Le Resto-Bar Le Cube (
  • Le Snack-Bar Sainte-Croix (6087, rue Principale)
  • Le supermarché Metro de Sainte-Croix (6452, rue Principale)
  • La boulangerie Croûte & Brioche (7452, route Marie-Victorin) : soupes, sandwiches et pâtés
  • La cafétéria du domaine Joly-De Lotbinière, ouverte de 11h à 15 h
  • Le restaurant Sainte-Emmélie (

Ainsi, si vous recherchiez des macarons aromatisés à la lavande du domaine, il faudrait plutôt aller aux jardins de Métis ;-)

Autre élément à prévoir pour visiter le domaine : un cadenas pour verrouiller son vélo.

Publicités

Maîtriser les transports en commun de San Francisco

Étiquettes

,

Si j’ai décidé de consacrer un article au sujet, c’est que, malgré mon expérience des transports en commun à travers le monde, ceux de San Francisco m’ont donné du fil à retordre. En effet, même si nous étions équipés d’un appareil mobile avec accès à internet, notre itinéraire en apparence simple dans Google Maps est vite devenu compliqué à exécuter. Le résultat? Sur huit heures de « temps libre », plus de quatre ont été consacrées à acheter des titres de transport, à attendre le prochain véhicule et à se déplacer dans ledit véhicule.*

Problème #1 : l’éparpillement des services

D’abord, l’agglomération est desservie par au moins 5 réseaux avec des titres de transport distincts. Voici les trois que nous avons dû emprunter lors d’une même journée pour aller de l’aéroport international de San Francisco au Golden Gate Bridge en passant par Alamo Square* :

  1. Le Bay Area Rapid Transit (BART) : pour voyager de l’aéroport vers la ville et vice versa
  2. La San Francisco Municipal Transportation Agency (Muni) : le réseau municipal de bus, de métro et de cable cars
  3. Le Golden Gate Transit (GGT) : pour voyager vers ou depuis le Golden Gate Bridge (le recours à cette agence n’est pas obligatoire, mais presque)

Problème #2 : la fréquence des passages

  1. Le BART : Un train aux 15 minutes. C’est moins fréquent que le lien Heathrow/centre-ville à Londres, mais ça demeure raisonnable.
  2. Le Muni : fréquence variable selon le trajet. C’est là où le bât blesse. Il m’est arrivé à plus d’une reprise de « rater » un bus alors que j’étais à l’arrêt quelques minutes avant la prochaine heure de passage annoncée dans Google Maps (la synchronisation de l’information semble défectueuse). Et ce n’est pas parce qu’un bus passe deux fois à l’heure que ses passages prévus sont équidistants! Il se peut que le premier soit à 5 minutes passées l’heure et que le prochain soit à 50 minutes passées l’heure. Zut alors!
  3. Le GGT, et en particulier le parcours 30 qui permet d’atteindre le point de vue situé du côté nord du pont : un bus aux heures. Bref, si vous le manquez, c’est cette partie du trajet qui déterminera votre chemin critique.

Une solution : la Clipper Card

Devoir rouler avec trois agences implique pas mal de logistique pour l’achat des billets, en particulier pour le Muni et le GGT, où il n’y a pas de guichet à chaque arrêt. Oui, il est possible de payer comptant avec le Muni, mais il n’est pas rare en 2019 de voyager sans monnaie**, surtout lorsque les États-Unis ne sont qu’une escale entre son pays d’origine et la véritable destination du voyage.

Imaginez la scène : ayant d’abord pris le BART sans encombres pour rejoindre le centre-ville depuis l’aéroport, nos cartes à usage unique pour ce réseau sont avalés par la machine à la sortie de la station. Nous prenons alors quelques billets pour le Muni en se disant que ça sera bien utile pour explorer la ville. Sur la rue, un Franciscanais nous guide vers l’arrêt où prendre le bus vers le Golden Gate Bridge. À l’embarquement, le chauffeur nous fait comprendre que nos billets ne sont pas acceptés sur sa ligne. Du coup, une heure perdue! Retour à la station du BART, même si les titres de transport du GGT ne sont annoncés ni au guichet ni sur les panneaux informatifs.

Après moult recherches sur internet, nous finissons par acheter au guichet une Clipper Card où nous déposons assez d’argent pour un aller pour deux personnes (plus de détails sur les tarifs ci-dessous). Comble de l’ironie, notre prochaine montée dans le GGT nous apprend qu’une même carte ne peut être utilisée pour payer le passage de deux personnes, malgré tout l’argent disponible sur la carte! (Dans d’autres réseaux, le chauffeur peut « réinitialiser » la machine et on peut repasser la carte…) Heureusement, le chauffeur du GGT a pitié de nous et nous laisse entrer…enfin.

L’expérience nous aura appris que la Clipper Card est le seul moyen de paiement accepté par différentes agences de transport de la région, dont le BART, le Muni et le GGT, et que chaque voyageur doit avoir sa propre carte. Il s’agit de déposer suffisamment d’argent pour votre ou vos trajet(s) et vous êtes prêts à voyager. La carte est réutilisable et rechargeable, comme celles que l’on trouve dans plusieurs autres villes (Londres, Montréal, etc.). Si vos plans risquent d’évoluer en cours de journée, pensez à cibler d’avance des stations pour la recharge pour éviter de perdre du temps.

En plus de permettre l’accès à une variété de réseaux de transport, l’acquisition d’une Clipper Card vous évitera de manquer un bus parce que vous étiez retourné acheter le bon titre pour la bonne agence! Question d’être efficace, on l’achète d’ailleurs dès sa sortie de l’aéroport, avant d’emprunter le BART.

Les tarifs

  1. Le BART : tarifs variables en fonction de la distance parcourue (environ 9 $US pour le centre-ville).
  2. Le Muni : tarif unique de 2,50 $ (7 $ pour le cable car)***
  3. Le GGT : tarifs variables en fonction de la distance parcourue (4,25 $ pour se rendre du centre-ville au point de vue situé du côté nord du pont)

La Clipper Card elle-même coûte 3 $.

Fait intéressant, sur le réseau du Muni, un billet donne droit à une correspondance à condition que l’ensemble du trajet soit complété dans les 120 minutes de la validation initiale. Ce « transfert » peut être utilisé sur n’importe quel parcours, par exemple pour faire un court arrêt et poursuivre sur le même parcours.

En conclusion

On entend souvent dire que San Francisco est avant-gardiste en termes d’environnement et de technologie, mais du côté des transports en commun, il y a place à la modernisation ! Surtout avec la Silicon Valley tout près…

Premier arrêt : Alamo Square et ses « Painted Ladies », de jolies demeures victoriennes bien entretenues

Tant qu’à être dans le coin, on essaie la cuisine fusion de Namu Stonepot

Deuxième et dernière visite de la journée : le Golden Gate Bridge. Le voyageur pressé en transports en commun doit se satisfaire de points de vue moins intéressants que celui qui possède sa propre voiture, mais c’est déjà bien de pouvoir s’y rendre en bus.

Après avoir été initiés à ce style à Chicago, on reconnaît la touche Art déco des motifs ornant le célèbre pont, dont la construction a été amorcée en 1933.


* Oui, la prochaine fois que je sors de l’aéroport lors d’une escale, je vais simplifier encore plus l’itinéraire! ;-)

** On n’est pas non plus au niveau de Londres, où l’on peut payer sans contact directement avec sa carte de crédit!

*** Sur la plupart des réseaux, le paiement par billet ou par carte donne droit à un petit rabais. Les prix indiqués sont ceux sur carte.

Les merveilles architecturales de Chicago

Étiquettes

,

À Chicago, je m’attendais à voir beaucoup de choses intéressantes au plan de l’architecture, mais je ne pensais pas pouvoir être rassasiée aussi rapidement qu’en une journée dans le Loop!

En effet, même pour l’amateur de ce genre de choses, tant de bâtiments recèlent d’éléments architecturaux jolis ou uniques que c’en est presque trop concentré. Question d’éviter de se lasser, si vous n’aviez que trois arrêts à faire, voici ceux que je vous recommanderais. Mais peut-être serait-ce plus sage d’en espacer la visite? Je vous laisse en juger…

The Rookery Building (209 South LaSalle Street)

Construite en 1888 selon les dessins de Burnham et Root, cette galerie commerçante doublée d’un édifice à bureaux de 12 étages a subi de nombreuses modifications au fil des ans. La spectaculaire cour intérieure est présente dès l’origine, mais c’est Frank Lloyd Wright qui, entre 1905 et 1907, recouvre la structure existante par des panneaux de marbre blanc ornés de motifs dorés d’inspiration moyen-orientale, installe les chandeliers en bronze toujours en place et retravaille la forme de l’escalier central. Cette première rénovation a pour objectif de mettre le lieu au goût du jour…de l’époque. L’usage du blanc à grande échelle a aussi comme avantage d’éclaircir significativement le lieu.

Dans les années 1930, la verrière de la cour intérieure est recouverte d’une membrane opaque pour protéger la pièce des infiltrations d’eau, alors que le hall d’entrée est divisé sur le sens de la hauteur pour former deux étages distincts. La restauration amorcée à la fin des années 1980 a permis de retrouver la lumière naturelle ainsi que la hauteur et la largeur initiales de la cour intérieure, alors que l’esthétique générale s’est principalement inspirée de la période Wright. Une colonne a tout de même été laissée ouverte afin de permettre d’admirer la strucrture d’origine en fer ouvragé.

Hormis le fait que la tendance du marbre blanc orné de dorures ait mal vieilli (à mon avis), il s’agit d’un très bel exemple d’atrium, et richement décoré en plus. Car The Rookery demeure de nos jours un immeuble locatif haut de gamme.

L’escalier de bois stylisé débutant au deuxième étage est inaccessible pour le touriste moyen, à moins de participer à une visite guidée.

Dans le hall d’entrée, les portes d’ascenseur Art déco aux motifs d’oiseaux datent de la période Drummond, vers 1931.

The Chicago Athletic Association Building (12 South Michigan Avenue)

Ce bâtiment aux airs de palais vénitien, complété en 1893 et utilisé exclusivement pendant 125 ans par un club privé, offre lui aussi un exceptionnel hall d’entrée au visiteur qui ne souhaite pas nécessairement s’aventurer plus loin. Aux étages supérieurs, les boiseries sont omniprésentes, mais au rez-de-chaussée, c’est plutôt le marbre blanc (encore lui), les chandeliers en bronze et les mosaïques qui sont les vedettes. Même si les cocktails n’y sont pas donnés, le bar aménagé au sommet, Cindy’s, présente un panorama intéressant sur Millenium Park et les gratte-ciel adjacents.

Cet article (en anglais) vous révélera quelques secrets au sujet de cet édifice.

The Chicago Cultural Center (78 East Washington Street)

C’est en 1977 que cette ancienne bibliothèque municipale datant de 1897 a été convertie en centre pour les arts et la culture. Des expositions gratuites y sont présentées en continu. Chaque section du bâtiment possède un caractère distinct. Pour ma part, je n’ai visité que le rez-de-chaussée, une ou deux salles d’exposition, et le Grand Army of the Republic Memorial, aux plafonds vertigineux surplombés d’un vitrail magnifique, aux murs en marbre vert du Vermont et aux grandes fenêtres donnant sur Millenium Park.

Grand Army of the Republic Memorial Hall

Le bon plan : arriver suffisamment à l’avance pour profiter des visites guidées gratuites de 13h15 (du mercredi au samedi). Celles-ci débutent à l’accueil donnant du côté de Randolph Street.

Et tous les autres, à plus petite dose

Je ne pouvais me résoudre à sortir cet article sans vous montrer quelques exemples de détails que j’ai eu tant de plaisir à découvrir et qui ne sont probablement que la pointe de l’iceberg :

Entrée art déco au 134, Lasalle Street (aussi appelé The Metropolitan Building…l’auriez-vous deviné?)

Détail d’une façade au 115, North Dearborn Street

1150 North State Street, dans le quartier de la Gold Coast

Vous remarquerez que tous mes bâtiments favoris ont un point en commun : une construction entre le milieu des XIXe et XXe siècles, soit une période où la richesse s’exprimait souvent en enjolivures et en matériaux nobles! De nos jours, je trouve que trop peu d’efforts sont mis en ornementation et que ce sont plutôt les prouesses techniques qui sont recherchées : hauteur vertigineuse, formes originales, emplacements inédits, structure minimaliste, équipements haut de gamme pour les usagers…Du point de vue de l’architecture, mon esprit romantique regrette ces temps révolus où l’on se donnait la peine d’intégrer mille subtilités à un ouvrage, même si l’on tombait parfois dans l’excès!

Envie d’en savoir plus sur l’architecture chicagolaise?

Vous commencez à me connaître, je n’étais pas prête à payer pour une visite guidée à 25 $US, mais si le sujet vous intéresse réellement, le Chicago Architecture Center me paraît l’organisme le plus sérieux.

Voilà qui clôt la série sur Chicago que j’avais amorcée à l’automne. À venir prochainement sur les carnets de Madame : comment éviter de perdre son temps en transports en commun à San Francisco (!), puis quelques suggestions locales, avant une longue série sur la Nouvelle-Zélande qui devrait nous mener jusqu’à Noël (oulà!).

Londres : « nouveautés » architecturales

Étiquettes

Après ma visite de 2008, je vous avais présenté quelques exemples de bâtiments qui m’avaient ravie ou étonnée, qu’ils soient modernes ou qu’ils possèdent un cachet historique.

Comme Londres est une ville en perpétuelle effervescence, il était presqu’assuré que d’autres bâtiments « originaux » allaient voir le jour en 10 ans. J’avais donc envie de vous montrer mes nouvelles trouvailles du moment. Et comme l’auteure de ce blogue ne se prend pas au sérieux, vous aurez même droit au commentaire audio! ;-)

On remarque beaucoup de bleu sur les nouveaux édifices.

Les panneaux de verre décoratifs semblent assez tendance dans la capitale anglaise, faisant ici l’effet d’une bibliothèque de livres colorés.

Ici, on combine le bleu et les panneaux verticaux ;-)

Le nouveau bâtiment préféré de Monsieur, à Peninsula Square dans Greenwich. Effet camouflage ou céramique de plancher?

Balcons et passerelles d’inspiration maritime dans Shad Thames, à deux pas du Tower Bridge.

Le « TGV vertical »

Parce que je n’avais pas encore tout recensé dans l’« existant », quelques trouvailles plus tout à fait à la mode mais un peu particulières :

« Batman » ou les « bâtons de fusain », c’est selon.

Ce ne sont pas les tours de Marina City à Chicago, avec leurs séries de balcons en pétales de fleur, mais ça m’y faisait penser.

Le style « fenêtre jaune / fenêtre bleue », tentative d’originalité pas tellement réussie…

…mais les « fenêtres jaunes » cachent en fait un détail plutôt intéressant!

Et parce que je ne les avais pas encore photographiées, les antiquités toujours dignes de mention :

Architecture métallique élégante à la station Liverpool Street, dans une palette de couleurs rappelant le logo de l’Underground.

La gare St Pancras, une merveille néogothique de l’architecte George Gilbert Scott, à qui l’on doit aussi l’Albert Memorial des Kensington Gardens et la défunte cathédrale de Christchurch (Nouvelle-Zélande).

Chasser le street art dans l’East End londonien

Étiquettes

, , , ,

Cet attrait atypique n’est peut-être pas un incontournable pour une première visite, mais c’est LA chose dont j’avais le plus hâte de vous parler à la suite de mon second séjour dans la capitale anglaise! Et même si j’avais envie de vous présenter les photos de presque toutes les œuvres que nous avons croisées tellement j’ai flashé, j’ai préféré me limiter à quelques images pour vous laisser découvrir le reste par vous-même, sans compter que le paysage est relativement évolutif dans le secteur ;-)

Les noms de Spitalfields et de Shoreditch n’évoqueront probablement rien pour vous, mais c’est dans ces quartiers de l’East End que nous avons pris plaisir à chercher les œuvres d’artistes plus ou moins célèbres du milieu de l’art urbain. Suivant le parcours gratuit décrit sur cette page, la balade débute à Liverpool Street Station, dont les belles structures métalliques ont été mises en valeur par une restauration effectuée dans les années 1990.

On suit d’abord Middlesex Street, où les « graffitis » sont dispersés et souvent moins élaborés que ce que l’on verra plus tard. Tout de même, plusieurs œuvres de ce secteur méritent le détour et, si vous commencez directement dans un secteur trop « dense », vous ne vivrez pas l’excitation de la chasse au trésor! Car le jeu de « cherche et trouve » constitue une bonne partie du plaisir de la balade.

Une lettre de l’artiste Eine, dans Middlesex Street

Dans Toynbee Street, les dessins commencent à se faire plus nombreux, les graffeurs n’hésitant pas à exploiter tout l’espace disponible et à juxtaposer leurs œuvres à d’autres d’un style complètement différent.

Toutes les surfaces sont bonnes pour ajouter son grain de sel!

L’art urbain prend toutes sortes de formes, ici des collages.

À un certain point de l’itinéraire, nous croisons l’Old Spitalfields Market, un bel arrêt autant au plan de l’architecture (victorienne) que culinaire (à l’heure du déjeuner). Nous passons quelques minutes à explorer les boutiques d’artisanat et d’articles de mode, qui ferment à 17h, ainsi que le joli parc urbain aménagé en périphérie du marché.

En repartant vers l’est dans Hanbury Street, c’est le début de la profusion : nous n’avons pas assez d’yeux pour admirer toutes les œuvres qui nous entourent. C’est définitivement mon segment préféré!

Reconnaissez-vous le personnage principal?

Après une petite pause pour profiter de l’happy hour chez Pickled Fred –établissement ayant malheureusement fermé ses portes depuis notre visite–, nous retournons sur Brick Lane. Le passage dans Sclater Street est spectaculaire, orgie de couleurs et de motifs. Selon notre guide virtuel, la balade pourrait se poursuivre encore un bon moment, mais, faute de temps –et parce que nous « chassons » l’art urbain depuis quatre heures déjà–, la visite se termine pour nous à la station Shoreditch High Street. La suite une autre fois!

Conseil de visite

Dans la première partie de l’itinéraire, de Liverpool Street Station à Sclater Street, de nombreux graffitis se cachent sur les rideaux métalliques des commerces ou sur les portails des stationnements. Il est avisé d’effectuer une partie de sa visite avant l’ouverture des commerces (±10h) ou après leur fermeture (±17h), encore que ce ne soit pas essentiel pour voir la majorité des œuvres. Par exemple, le magnifique portail ci-dessous (Hanbury Street) n’était pas visible à 17h, mais l’était à 19h.

Un mot sur le quartier

Quel quartier intéressant du point de vue architectural : on y croise autant de vestiges de l’ère georgienne que d’entrepôts désaffectés reconvertis. Berceau de la contreculture à une certaine époque, le secteur s’est embourgeoisé. Et s’il y a un endroit qui dégage l’aura hipster, c’est bien Shoreditch…

L’article suivant s’attarde d’ailleurs à cinq bâtiments d’intérêt faciles à manquer si vous ne portez attention qu’aux fresques colorées qui recouvrent les surfaces verticales du quartier comme moi ;-)

Visites guidées

Plusieurs agences offrent les services d’un guide en chair et en os pour découvrir une dizaine d’œuvres du moment avec anecdotes et contexte à l’appui. Personnellement, je préférais économiser 15 £ et manquer les explications, c’est pourquoi j’ai plutôt choisi de suivre les indications de cette page pour me diriger à travers le quartier.

Des promenades axées sur l’architecture sont aussi disponibles, notamment avec London Architecture Walks.

Un dimanche à Greenwich

Étiquettes

, , , , , , , ,

J’avais déjà beaucoup aimé Greenwich lors de ma première visite, pour ses magnifiques bâtiments baroques, listés au patrimoine mondial de l’UNESCO comme étant le « plus beau et plus spectaculaire ensemble architectural et paysager situé dans les îles britanniques » (rien de moins!). Ses musées gratuits axés sur la navigation, l’histoire, l’astronomie et la royauté avaient aussi su satisfaire pleinement mes intérêts de l’époque.

Cette fois-ci, j’avais plutôt envie d’art urbain, et les sculptures géantes plantées dans la Tamise, mentionnées dans le guide Londres insolite et secrète, semblaient correspondre parfaitement à ce critère. C’est donc par un beau dimanche matin que je suis débarquée près de l’O2 avec l’intention de marcher en bordure du fleuve dans ce secteur pas vraiment touristique, avant de repasser par Greenwich pour montrer à Monsieur le fameux ensemble architectural qui avait ravi mon cœur en 2008.

Pour être bien honnête, les sculptures elles-mêmes –Quantum Cloud, A Slice of Reality et d’autres dont j’ai oublié le nom– nous ont déçus. Cependant, nous n’avons pas du tout regretté le détour à North Greenwich. D’abord, la promenade au bord de l’eau nous a offert un bon panorama de la rive opposée (Isle of Dogs, Canary Wharf, etc.) qui, même sans être le plus élégant, représente aussi une facette de Londres. Surtout, les nombreux chantiers en cours dans le secteur nous ont permis d’admirer des tours de logement à l’architecture plutôt intéressante. De retour à Peninsula Square vers midi, nous avons constaté que c’était un lieu assez populaire auprès des familles avec jeunes enfants. Nous avons pensé que ça devait être lié au centre de divertissement ou à un événement à l’O2, parce que si ce n’était pas le cas, je ne vois pas ce qu’il y avait à faire là!! (Il y a bien des restaurants, mais rien de vraiment original, juste des chaînes qu’on retrouve partout ailleurs.)

Pas le panorama auquel on s’attend, quand on pense à Londres, n’est-ce pas?

Le nouveau bâtiment préféré de Monsieur!

Après la balade, nous étions déjà un peu fatigués, alors nous avons pris place au deuxième étage d’un autobus rouge pour redescendre jusqu’au « centre-ville » de Greenwich, profitant de l’occasion pour initier Monsieur à cette fameuse expérience londonienne. Direction : The Green Café (285 Greenwich High Road), un restaurant spécialisé dans les petits déjeuners (omelettes, gaufres), mais offrant aussi des soupes et des sandwiches, des mets végétariens, des pâtisseries, des biscuits, des gâteaux et des smoothies…bref, de la nourriture réconfortante à prix abordable (21 £ pour deux plats et deux breuvages).

Chili végétarien caliente et risotto

C’est avec une énergie renouvelée que nous avons parcouru le Greenwich Market –une activité qui ne m’aurait guère attirée 10 ans plus tôt– à la recherche d’un souvenir unique. Le marché a aussi été une belle découverte, autant pour les exposants (antiquités, artisanat, arts, produits de beauté, accessoires de maison, etc.) que pour les kiosques alimentaires (j’ai regretté de ne pas m’être laissé de place pour une douceur de Casa Cannoli!). Nous avons eu des coups de cœur pour de nombreux produits, mais l’espace disponible dans les bagages nous a heureusement contraints à faire des choix ;-)

Greenwich Market

Une tournée rapide (extérieure) des principaux bâtiments historiques de Greenwich plus tard, un peu de repos s’imposait et c’est à l’instar de centaines d’autres gens que nous nous sommes étendus dans l’herbe du parc jouxtant le Old Royal Navy College et le National Maritime Museum, comme c’est l’habitude dans les grands espaces verts londoniens et du monde entier.

Malgré la popularité de l’endroit, les fins de semaine demeurent à mon avis le meilleur moment pour profiter de Greenwich, surtout que nombre d’exposants ne sont présents que les samedis et dimanches au marché.

Greenwich, je t’aime!

P.S. Si vous voulez avoir une idée de notre itinéraire pour vous inspirer, c’est par ici.

Londres : nouvelles bonnes adresses en rafale

Étiquettes

, , , , , , ,

Ces trois établissements ne s’inscrivaient pas particulièrement bien dans un itinéraire de quartier, alors j’ai décidé de vous les présenter ensemble, même si le seul lien qui les unit est qu’on y mange ou on y boit!

The Clifton : pour le petit déjeuner

Lire la suite

Ces oasis de verdure londoniens

Étiquettes

,

Lors de ma première visite, ils n’avaient pas tellement attiré mon attention, probablement à l’instar de la majorité des touristes. En 2018, ils se taillent pourtant une jolie place dans mes coups de cœur. Que sont-ils? Des dizaines de petits espaces verts disséminés au centre-ville et qui m’ont fait l’effet d’oasis au sein des zones densément construites.

Lire la suite

St. Stephen Walbrook

Étiquettes

, , ,

Vous avez déjà visité la St. Paul’s Cathedral et vous êtes tombé en amour avec l’intérieur baroque toute en blancheur dessiné par Christopher Wren? Lors d’un prochain séjour à Londres, vous feriez bien de jeter un coup d’œil à l’église St. Stephen Walbrook, que certains considèrent comme le chef-d’œuvre de l’architecte anglais. Lire la suite

St. Dunstan in the East

Étiquettes

, ,

Comme je le mentionnais il y a deux semaines, mon objectif pour ce séjour en amoureux était de faire le plein de petits endroits authentiques, contrairement à mon premier voyage où j’avais enchaîné les attraits plus célèbres.

Aujourd’hui, c’est au « jardin » de l’église St. Dunstan in the East que je vous transporte. Lire la suite