St. Stephen Walbrook

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Vous avez déjà visité la St. Paul’s Cathedral et vous êtes tombé en amour avec l’intérieur baroque toute en blancheur dessiné par Christopher Wren? Lors d’un prochain séjour à Londres, vous feriez bien de jeter un coup d’œil à l’église St. Stephen Walbrook, que certains considèrent comme le chef-d’œuvre de l’architecte anglais.

Ce petit bijou caché –ou dirais-je même « coincé »– entre un gratte-ciel et un centre commercial aux allures futuristes en plein cœur de la City mérite qu’on y entre quelques minutes pour admirer les colonnes corinthiennes, le dôme ouvragé et la chaire dont la couleur tranche avec le reste de l’endroit. L’arrangement du mobilier, placé en cercles concentriques autour de l’autel, est plutôt inusité, l’autel moderne en pierre polie étant lui-même assez unique en son genre.

Avec ses heures d’ouvertures restreintes (généralement entre 10h et 16h, du lundi au vendredi), il est fort probable que votre visite de l’église coïncide avec l’un des concerts gratuits donnés régulièrement : chorale le lundi à 13h, récital classique le mardi à 13h et récital d’orgue le vendredi à 12h30, sans compter les autres événements et services annoncés sur le site officiel. Prévoyez un peu d’argent comptant pour faire un don, puisque ce bâtiment vaut vraiment la peine qu’on contribue à sa préservation!

Je vous laisse sur une photographie du merveilleux dôme, encore une fois prise à la va-vite sur un téléphone pour éviter de déranger pendant le concert (l’organisateur me surveillait du coin de l’œil!).Comment trouver l’endroit? À partir de la station de métro Bank (lignes Central, Northern ou Waterloo), descendez à pied Mansion House Plaza (qui devient St Stephen’s Row) ou encore Walbrook. À partir de la station de métro Monument, prenez Cannon Street vers l’ouest puis Walbrook vers le nord. Je le précise, car l’église est facile à manquer, si vous ne levez pas les yeux suffisamment ou si vous arrivez par l’arrière!

Et qu’y a-t-il d’autre à voir à proximité? Le jardin de l’église St. Dunstan in the East (je ne rate pas une occasion de vous en parler, hein? ;-), la tour de Londres, le « Monument », Guildhall, St. Paul’s Cathedral, et tout ce qui se trouve en vis-à-vis sur la rive sud de la Tamise, facilement accessible en moins de 15 minutes à pied par London ou Southwark Bridge.

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St. Dunstan in the East

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Comme je le mentionnais il y a deux semaines, mon objectif pour ce séjour en amoureux était de faire le plein de petits endroits authentiques, contrairement à mon premier voyage où j’avais enchaîné les attraits plus célèbres.

Aujourd’hui, c’est au « jardin » de l’église St. Dunstan in the East que je vous transporte. C’est sur le blogue de La lune mauve, elle-même inspirée par la lecture du guide Londres insolite et secrète, que j’ai glané cette suggestion de visite. Plusieurs des attraits que je vous présenterai au cours de cette série proviennent d’ailleurs de ce guide, dont j’ai trouvé copie à la bibliothèque municipale.

De l’église elle-même ne restent que les ruines, vestiges des bombardements survenus pendant le Blitz de 1941. Parmi les parties les mieux conservées, le clocher dessiné par nul autre que Christopher Wren. Les plantations effectuées dans les années 1960-70 prennent progressivement le dessus sur les pans de murs de pierre toujours debout, donnant au jardin un air savamment abandonné, à l’image du magique Highgate Cemetery. Je l’ai dit souvent : j’adore quand la végétation et la pierre se superposent dans un ensemble architectural, comme aux Cloisters de New York ou à l’Alcázar de Séville, et St. Dunstan a répondu à mes attentes, surtout qu’ici, les arches gothiques des portes et des fenêtres offrent un support intéressant aux lierres et aux arbres exotiques.

Ce cadre crée un lieu paisible, tellement tranquille qu’on aura tendance à chuchoter pour éviter de déranger les travailleurs qui y prennent leur déjeuner en silence, soit en contemplation, soit captivés par leur téléphone intelligent. D’ailleurs, malgré mes efforts pour être discrète, je demande pardon aux Londoniens que j’ai pu offenser en prenant une foule de clichés de cet endroit hors du temps.

Détails pratiques

Ouvert de 8h à 16h, le jardin se trouve dans la City, à deux pas du Sky Garden et à 7 minutes à pied à l’ouest de la Tour de Londres. Station de métro la plus proche? Monument.

Tant qu’à planifier une promenade dans le secteur, je recommande de s’arrêter au Leadenhall Market pour déjeuner ou boire un verre.

Leadenhall Market & The Lamb Tavern

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Lors de mon second séjour à Londres, je n’avais pas tellement envie de faire de visite sérieuse; je souhaitais plutôt m’attarder à découvrir plus en profondeur certains quartiers que j’avais seulement effleurés en 2008 et trouver des petites « perles cachées », moins grandioses mais tout aussi intéressantes que les attraits habituellement relayés au touriste 101, qui veut accumuler en quelques jours les égoportraits devant des paysages emblématiques. Ma façon de voyager a en effet évolué légèrement en 10 ans : je retire dorénavant peu de satisfaction des activités créées spécifiquement –ou du moins, on le dirait– pour les touristes, comme The Eye, le musée Madame Tussaud’s ou la visite des studios Warner Bros. Les nouveaux coups de cœur que je vous présenterai au cours des prochaines semaines seront donc presque tous des lieux de petite envergure, à intégrer à un parcours à pied dans la ville, plutôt qu’une destination en soi.

Cette semaine : Leadenhall Market & The Lamb Tavern

À l’origine un marché de viande et de volaille, ces halles abritent aujourd’hui plus de commerces de détail (boutiques de vêtements, serrurier, bijouterie, clinique d’esthétique, pubs, pizzeria, bar à vin, etc.) que de kiosques de denrées fraîches (fleuriste, comptoir à fromages, boucherie). Il s’agit donc d’un centre commercial de quartier plutôt qu’un marché dans le sens où on l’entend généralement. Mais quel cadre pour un centre commercial!

Enjolivures en forme de fruits et de feuilles, dragons sculptés, plafond étoilé, dans des teintes de beige, de rose et de vert forêt…même si ce genre d’architecture n’est plus à la mode, on ne peut en ignorer la beauté. Œuvre de l’architecte Horace Jones (Tower Bridge, marché de Smithfield), la structure en fer forgé et en verre érigée en 1881 a connu une restauration au début des années 1990. Des allées piétonnes en pavés achèvent de donner du cachet à l’endroit.

La structure à arcades est un classique des halles de l’époque.

Orgie d’ornements en façade des commerces

Détail des façades

Les travailleurs du coin s’y donnent rendez-vous à midi et en fin d’après-midi en semaine pour casser la croûte ou boire un verre entre collègues. L’ambiance y est d’ailleurs meilleure à ce moment que les fins de semaine où vous rencontrerez surtout des amateurs d’Harry Potter à la recherche de l’entrée secrète du Chaudron Baveur*, les commerces étant fermés.

N’ayant qu’une occasion d’essayer les restaurants du marché, c’est sur la formule décontractée du comptoir de carvery de la Lamb Tavern que j’ai jeté mon dévolu. Même si l’établissement offre un menu en bonne et due forme pour le dîner, et même si ce choix de repas manquait de légumes (:-P), je ne regrette pas mon sausage roll (sandwich à la saucisse) artisanal à 7 £ accompagné d’une pinte de cidre à 5,50 £. Car sans être exceptionnel, ce pub ouvert en 1780 est typique, avec ses boiseries foncées et ses beaux miroirs ornés. L’escalier en colimaçon qui trône au milieu de la salle principale et mène à une mezzanine est quant à lui plutôt inusité! Difficile de ne pas se sentir observé quand on l’emprunte ;-)

Détails pratiques

  • Où ça se trouve? Dans la City, à tout juste 12 minutes à pied au nord-ouest de la tour de Londres, pas très loin de St. Dunstan (un autre coup de cœur, à venir bientôt). L’entrée principale donne sur Gracechurch Street, mais on peut accéder aux halles par différents passages.
  • Horaire des commerces : c’est par ici. Les halles sont ouvertes en tout temps.

* Si vous ne comprenez pas la référence, je vous réfère ici.

Londres, 10 ans plus tard

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Au départ, une idée un peu folle : revenir à Londres une fois aux dix ans, pour prendre le pouls de cette ville que j’avais adoré lors de ma première visite et dont il me restait tant à découvrir. Les astres s’étant finalement alignés –mariage d’amis en Loire et Ryanair offrant la liaison Tours-Londres pour des miettes–, c’est avec fébrilité que j’attendais le retour en terre anglaise.

Je vous présenterai donc au cours des prochains mois mes nouveaux coups de cœur et bons coups dans la ville de Sherlock Holmes. En attendant, j’en ai profité pour mettre à jour certains articles sur des endroits dont je vous avais déjà parlé, qu’ils aient encore ma faveur ou non. Je vous invite d’ailleurs à cliquer sur les images ci-dessous pour y accéder facilement et profiter de nouvelles photographies et impressions :

En ce qui concerne mes impressions générales de la ville, je retire ce que j’avais dit concernant la propreté; avec la prolifération des breuvages et des repas prêts-à-manger, les touristes mais aussi les Londoniens abandonnent leurs déchets sur la moindre surface disponible, donnant lieu à des amoncellements dignes d’un film d’horreur (sans blague!), notamment à la sortie des stations de métro.

Du côté des améliorations, le métro (Underground) est désormais en fonction 24 h sur 24 les vendredis et samedis sur certaines lignes. Yé!

Il est toujours aussi intéressant de se nourrir chez l’épicier Waitrose plutôt que dans les dizaines de chaînes de prêt-à-manger (Prêt-à-Manger, Eat., Itsu, Wagamama, Pod, etc.). Si vous voyagez avec un petit budget, surveillez les plats en réduction dans la section des sandwiches, salades et sushis et dans la section des pâtisseries à l’unité ou des gâteaux en boîte. Pour une fraction du prix, fort est à parier que ces aliments seront aussi bons voire meilleurs que leur équivalent dans une franchise de boulangerie. Deux recommandations? Les beignets au caramel salé et les torsades glacées au butterscotch !! ;-)

Evanston

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Je dois faire un mea culpa : tellement occupée à courir d’un point A à un point B pour retirer de l’argent au guichet, faire l’épicerie, acheter une casquette des Cubs en vue du match du soir, magasiner des chaussures pour Monsieur et ainsi de suite, je n’ai pas pris le temps de photographier les attraits « officiels » de cette banlieue de Chicago que sont les résidences luxueuses sur des rues bordées d’arbres matures*, le phare ou encore les pavillons de l’université Northwestern –l’une des plus riches et prestigieuses des États-Unis. Lire la suite

Lakefront Trail

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Même si cette activité figurait dans les listes d’« incontournables » adressées aux touristes, je n’allais pas bouder mon plaisir de rouler à vélo rien que pour éviter les masses. Lire la suite

Chicago

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Troisième agglomération des États-Unis en termes de population. Lieu d’érection du premier gratte-ciel, à la confluence de la rivière Chigago et du lac Michigan. Un grand incendie. Al Capone. Deux équipes de baseball professionnelles. Plus de 20 établissements offrant une formation de niveau universitaire. Un système de métro pas très efficace. Une passerelle pour vélo qui fait couler de l’encre. Un président « noir ». L’idée de cuire une pizza dans une assiette profonde.

Voilà pour les présentations.

Ce qui m’a plu? Lire la suite

Aftenoon tea at Uplands’

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Après avoir été un peu déçue par la prestation de Bea’s of Bloomsbury à Londres plus tôt dans l’année, quel plaisir fut-ce de répéter l’expérience de l’afternoon tea dans un cadre plus enchanteur! Lire la suite

Prendre un verre près de Little Portugal, Toronto

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Cela faisait longtemps que je souhaitais retourner à Toronto –même si, encore une fois, j’y suis passée en coup de vent. Malgré l’horaire serré, j’ai réussi à intégrer un rallye de microbrasseries à l’escale, sept établissements se trouvant dans un rayon de ± 1 km de l’endroit où je logeais (!).

Au cœur de cet itinéraire, le quartier du « petit Portugal », qui nous a charmés par son échelle humaine –même si ce quartier n’est qu’à 4 km du centre-ville, les bâtiments y ont seulement deux étages en moyenne–, son street art, et les délicieuses pasteis de nata (tartelettes portugaises) qu’on y mange. Lire la suite

La Loire à vélo : impressions

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Je ne sais trop si c’était dû à la popularité de ce circuit chez les voyagistes spécialisés en cyclotourisme, mais parcourir la Loire à vélo m’apparaissait facile comme première escapade du genre –trimballer mon bagage sur deux roues sur plusieurs jours consécutifs. Quelques comptes-rendus de blogueurs plus tard, j’avais déjà compris que l’épopée serait moins romanesque que dans mon imagination. Lire la suite