Aftenoon tea at Uplands’

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Après avoir été un peu déçue par la prestation de Bea’s of Bloomsbury à Londres plus tôt dans l’année, quel plaisir fut-ce de répéter l’expérience de l’afternoon tea dans un cadre plus enchanteur!

Bea’s : un beau plateau, mais…

Bea’s se targue d’offrir l’un des afternoon tea les plus intéressants de la capitale anglaise aux points de vue des pâtisseries et de l’emplacement –et les guides de voyage que j’avais consultés semblaient s’entendre là-dessus. Il est vrai qu’il n’y avait rien à redire sur les mini-cupcakes, tartelettes, brownies et scones servis (les sandwiches étaient un peu secs). Deux éléments m’ont cependant laissé un souvenir mitigé :

  1. Le service du thé : à 28 £ le forfait*, on aurait aimé que le remplissage du thé soit inclus (une tasse, ça se boit bien vite).
  2. Les lieux et l’ambiance : Casual signifie peut-être « détendu » et « où l’on a envie de venir entre amis », mais je m’attendais à plus de raffinement, probablement en raison du prix du couvert. D’abord, le café n’a vue sur rien malgré la proximité de la cathédrale St Paul’s et il y fait sombre, particulièrement au deuxième étage où est servi le thé. Surtout, j’ai trouvé l’endroit aussi ordinaire qu’un café Starbucks, ni chic ni mignon. Les tables sont miniatures –c’est limite pour déposer un plateau– et très rapprochées les unes des ordres (aucune intimité). Nos voisins de gauche étaient une famille en train de luncher –frites et boissons gazeuses–, alors que notre voisin de droite était un étudiant rivé à son ordinateur portatif. Romantique à souhait!

Tant qu’à aller dans un endroit aussi commun, autant prendre l’afternoon tea au British Museum qui, pour 5 £ de moins, semble offrir un équivalent en termes de quantité et de qualité. Ou, si sa bourse le permet, oser un grand établissement comme ceux listés par CondéNast, à 50-60 £ par tête (aïe!).

Uplands : une expérience authentique

Cet établissement unique installé dans une demeure patrimoniale de l’arrondissement de Lennoxville à Sherbrooke marie centre communautaire, salle d’exposition, salon de thé et musée. Même si le bâtiment et le jardin ne sont pas très grands, on peut s’y attarder plus d’une heure pour déguster le thé, dessiner, voir les œuvres d’artistes de la région, participer à un atelier d’artisanat, assister à un concert ou simplement se détendre en sillonnant le boisé ou en s’asseyant sur un banc avec vue sur le jardin. Lors de notre visite, nombreux étaient ceux qui étaient venus s’inspirer, carnet à la main. Des visites guidées sont disponibles sur demande, même sans réservation.

Ce lieu à vocation culturelle est géré par un organisme à but non lucratif et l’une de ses missions est la conservation des traditions de la région, dont fait partie le rituel du thé à l’anglaise. Vous l’ignoriez peut-être, mais après la déclaration d’Indépendance des États-Unis, les Cantons-de-l’Est ont accueilli de nombreux exilés de la Nouvelle-Angleterre. Depuis 2016, une petite exposition dans le parc présente d’ailleurs les témoignages d’estriens en lien avec cette activité qui est autant sociale que gourmande.

Ici, la tradition n’est pas prise à la légère : le personnel bilingue est vêtu de costumes d’époque, le thé est maintenu au chaud à l’aide d’adorables couvres-théières (dont je n’ai malheureusement aucune photo) et la vaisselle du dimanche est sortie rien que pour vous. Pourtant, l’ambiance reste très accessible, aucunement coincée. Mon moment coup de cœur? Choisir « ma » tasse parmi une sélection digne d’un rêve!

En été, le thé se prend sur la terrasse au milieu du jardin ou sur la véranda, mais aussi à l’intérieur si le soleil n’est pas au rendez-vous.

Beau plateau sucré-salé cuisiné sur place.

La bibliothèque et la salle à manger sont deux magnifiques pièces meublées d’antiquités.

Où? 9, rue Speid, Sherbrooke (Canada)

Quand? Le « grand thé » (High Tea) est servi de 10h à 16h30 du mardi au dimanche, entre la fin juin et le début septembre. Réservations non obligatoires, mais recommandées les fins de semaine. Hors saison, seul le « petit thé » est servi, les samedis et dimanches.

Combien? L’accès au terrain et au bâtiment est gratuit. Le grand thé est proposé pour la somme de 22 $ CAD par personne (taxes et pourboires inclus). Cela revient environ 25 % moins cher qu’un plateau partagé chez Bea’s*.

Pour plus d’information sur l’organisme, le menu et les expositions en cours : site officiel.


*Sachez qu’il est « permis » de partager un plateau à deux chez Bea’s, si vous voulez vous offrir le luxe de l’afternoon tea sans y laisser votre chemise. Toutefois, la portion sera alors plutôt de taille « collation ».

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Prendre un verre près de Little Portugal, Toronto

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Cela faisait longtemps que je souhaitais retourner à Toronto –même si, encore une fois, j’y suis passée en coup de vent. Malgré l’horaire serré, j’ai réussi à intégrer un rallye de microbrasseries à l’escale, sept établissements se trouvant dans un rayon de ± 1 km de l’endroit où je logeais (!).

Au cœur de cet itinéraire, le quartier du « petit Portugal », qui nous a charmés par son échelle humaine –même si ce quartier n’est qu’à 4 km du centre-ville, les bâtiments y ont seulement deux étages en moyenne–, son street art, et les délicieuses pasteis de nata (tartelettes portugaises) qu’on y mange. Aucune microbrasserie ne se situe officiellement à l’intérieur des limites de Little Portugal, mais on le traversera inévitablement en passant d’une à l’autre.

Je vous présente ici nos arrêts préférés du moment :

Burdock Brewery : 1184, Bloor Street West*

Pour le décor éclectique –mosaïques portugaises et plantes vertes–, le menu et la bière sûre NULA à la mangue et goyave (qui se boit comme du jus). Le bar se double d’une salle de spectacle intime.

Ouvert de 17 h à 2h.

Henderson Brewing Co. : 128, Sterling Road

Même si l’ambiance n’est pas aussi intime que dans les autres « micros » visitées –l’espace de dégustation est aménagé directement dans l’usine, sous un éclairage aux néons–, c’est celle qui m’a le plus intéressée sur le plan des saveurs : radler aux fruits, IPA mêlant pin et agrumes, ale aux épices d’automne, porter vieillie dans des fûts de bourbon, etc.

Ouvert de 11 h à 23 h.

Bandit Brewery : 2125, Dundas Street W

Pour les bières sûres aux fruits (une mode bien en vogue dans la Ville Reine) et la jolie terrasse de style biergarten en saison.

Ouvert de 17h à 1h.

Brazil Bakery & Pastry Ltd : 1566, Dundas Street West

Il ne s’agit pas d’un endroit où se désaltérer, mais pourquoi ne pas être prévoyant et prendre des pâtisseries pour emporter? Qui sait, cela pourrait être utile d’avoir une collation en poche durant le rallye ou encore un complément de déjeuner pour le lendemain ;-)

Ouvert de 5h à 22h30.

* Vous retrouverez toutes les adresses mentionnées dans cet article sur cette carte. Le rallye proposé se fait très bien à pied, avec des temps de marche de 10 à 15 minutes entre chaque établissement listé.

Conseil pour les automobilistes

Trouver un emplacement gratuit sur la rue pouvant être un casse-tête  –sans compter le « flou » concernant le stationnement de nuit sur certaines rues–, tentez votre chance du côté du stationnement municipal (Green P) d’Harrison Street, qui ne charge que 4$ pour la période s’étendant de 18 h à 7h le lendemain (prolongement possible à distance avec l’application GreenP).

Cheers!

La Loire à vélo : impressions

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Je ne sais trop si c’était dû à la popularité de ce circuit chez les voyagistes spécialisés en cyclotourisme, mais parcourir la Loire à vélo m’apparaissait facile comme première escapade du genre –trimballer mon bagage sur deux roues sur plusieurs jours consécutifs. Quelques comptes-rendus de blogueurs plus tard, j’avais déjà compris que l’épopée serait moins romanesque que dans mon imagination. Mais, surtout, je savais d’après ces billets que les indications pour suivre la route « officielle » de La Loire à vélo seraient loin d’être mes meilleures amies. C’est pourquoi j’espérais pouvoir me fier uniquement à Google Maps (ce qui s’avéra loin d’être une si bonne idée, comme je vous l’ai expliqué dans mon dernier article).

Hormis les nombreux pépins décrits il y a deux semaines, je dois dire que j’ai eu du plaisir à rouler sur les chemins et routes de la région, notamment en raison de la qualité du revêtement de bitume, en parfaite condition sur environ 95% des pistes cyclables et sur environ 90% des routes (exception faite de la D951 près de Les Montils et de la D952 dans Rochecorbon). Ainsi, même si pédaler directement sur la voie (pas d’accotement) à côté de voitures roulant à plus de 70 km/h n’était pas des plus rassurants sur les départementales, j’en oubliais presque la proximité du danger étant donné le peu de trafic, la douceur du roulement et la certitude d’arriver à bon port (aucun risque de se perdre!).

Les mots qui me viennent à l’esprit pour décrire les paysages traversés sont, d’une part, une Loire indolente ponctuée d’îlots de verdure et de langues de sable, formant un ensemble aussi poétique par endroits que certaines peintures de Watteau ou des impressionnistes et, d’autre part, la réalité agricole des villages situés dans les terres, beaucoup moins romantique mais pas nécessairement dénuée d’intérêt aux yeux du photographe : coquelicots en fleur à perte de vue, champs de céréales, châteaux plus ou moins célèbres, habitations traditionnelles, etc.

La Loire à l’approche de Blois

Au départ d’Amboise

Voyager en vélo à travers la campagne tourangelle permet de s’attarder à la photographie de certains éléments moins grandioses que ses châteaux…

…même si ceux-ci ne manquent pas sur la route. Ici, le château de Chisseaux.

Mes sections préférées de notre itinéraire ont été de Tours à Montlouis-sur-Loire (rive sud), et de Marmoutiers (et sa fameuse abbaye) au quai Paul Bert de Tours (rive nord). Ces deux parcs linéaires en bord de Loire sont de véritables oasis pour échapper à l’agitation et au bruit de la ville. Ils sont populaires autant auprès des coureurs, des marcheurs, des familles que des cyclistes. Le parc en rive nord possède en outre de nombreux bancs pour faire la sieste ou pour lire au son des chants d’oiseaux.

Promenade romantique en banlieue de Tours

La D952 entre Blois et Amboise offre de belles vues dans sa première partie, l’approche d’Amboise n’étant pas mémorable (comme le reste de la ville, à mon avis très personnel). Mais le clou du spectacle fut à mes yeux à Blois, où je ne me lassais pas de photographier la ville et les îlots de verdure se reflétant dans l’eau calme.

Arrivée à Amboise

Vue sur la Loire à partir du pont Jacques-Gabriel, à Blois

Blois, vue du pont Jacques-Gabriel

En somme, une belle aventure qui aurait gagné à s’étirer…

La Loire à vélo : détails pratiques

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Voir les châteaux de la Loire était un rêve de princesse jeunesse, auquel est venu s’accoler, avec l’âge, l’idée d’explorer la région à vélo afin d’ajouter un petit côté sportif au voyage. Voici quelques informations pratiques pour vous aider à planifier votre escapade. Lire la suite

La roseraie de l’hôtel de ville de Blois

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Plus je voyage et plus je suis déchirée entre deux modes de préparation quand il s’agit de visiter une ville :

  1. Ne rien lire ou presque sur la destination et tomber par hasard sur des surprises comme celle-ci ou comme les escaliers de Kotor. En effet, l’appréciation est d’autant plus grande que je n’ai pas d’attentes;
  2. Lire deux guides en parallèle pour être certaine de ne rater aucune perle cachée comme celle-ci.

Dans le cas qui nous intéresse, Blois n’était a priori qu’un lieu pour dormir entre deux étapes de la « Loire à vélo ». À la recherche d’un restaurant un dimanche soir, nous avons erré au hasard, ce qui nous a vite donné envie de rester le lendemain pour arpenter chacune des petites rues de cette ville et ne rien manquer de ses particularités architecturales. C’est ainsi que, sandwiches en poche, nous sommes partis en quête d’atteindre à pied la cathédrale Saint-Louis, dont le magnifique clocher nous faisait l’effet d’un aimant (à touristes). C’est poétique, hein? Une fois l’objectif complété et de nombreux clichés de gargouilles plus tard, nous avons remarqué la présence de « locaux » dans le parc jouxtant l’hôtel de ville. Au premier abord, il s’agissait d’un endroit bien ordinaire*, mais, en s’approchant de la rambarde pour mieux profiter de la vue sur la basse-ville, nous avons découvert le pot aux roses –littéralement– : une roseraie aménagée sur la terrasse basse. Le temps de trouver comment y descendre et Madame était aux anges.

En entrant dans le parc jouxtant l’hôtel de ville, nous étions loin de nous douter de l’heureuse surprise qui nous attendait.

L’ancien palais épiscopal, converti en mairie

L’espace combine rosiers grimpants et rosiers en buissons

Horaire : Du 15 mai au 30 septembre, de 11h à 18h30 en semaine et de 14h à 18h30 les autres jours. Visite libre.

*Le site officiel de la Ville nous apprend que la mairie loge dans l’ancien palais épiscopal construit au début du XIIIe siècle et que la roseraie a été créée en 1991 sur le site des anciens terrains de jeu de paume et des jardins de l’Évêché.

Blois

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Si Tours était déjà bien du point de vue architecture, Blois est vraiment le summum de la belle ville française à mes yeux. Preuve de mon coup de cœur pour Blois, mon premier tri en vue de cet article a généré plus de 25 photographies! Lire la suite

La Bonne étoile

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Il m’arrive rarement de consacrer un article entier à un restaurant, préférant glisser un mot sur les établissements que je juge dignes d’intérêt au détour d’un discours sur un quartier ou une ville. Toutefois, La Bonne étoile m’a tellement enthousiasmée que je n’ai pas voulu attendre de terminer ma série sur la France avant de vous en parler. Comme il s’agit d’un restaurant éphémère, il me fallait de toute façon passer vite le mot pour que vous ayez le temps de vous y précipiter avant la fin octobre!

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Le château de Chenonceau

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Je ne vous apprendrai rien ici : ce château vaut le déplacement!

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Tours

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En tant que premier arrêt de notre périple en Centre-Val de Loire, Tours m’a tout de suite séduite avec son architecture classique, son arcade d’arbres au centre du boulevard Béranger (Heurteloup), ses rues commerçantes étroites et son accès à la Loire.

Bien que j’aie connu plus tard mon coup de cœur du voyage en la ville de Blois, j’ai gardé un excellent souvenir de Tours en raison de son ambiance jeune et animée.

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Patchwork du printemps

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Il y avait quelque temps que me trottaient dans la tête ces quelques destinations qui n’offraient pas assez de matière pour se valoir un article, mais dont au moins un élément m’avait laissé un souvenir mémorable. Étant dans un petit creux de voyage mais ayant tout de même le goût d’en parler (j’ai mes phases ;-), j’ai décidé de les regrouper, à la façon d’un patchwork. À me relire, je réalise que ces cinq endroits ont tout de même un point en commun : des bâtiments d’époque bien conservés !

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